Étiquette : Statistiques

Les conditions de vie des étudiants, par Marie-Antoinette Piens

Les conditions de vie des étudiants, par Marie-Antoinette Piens

Réalisée à un rythme triennal par l’Observatoire de la Vie Etudiante (OVE) depuis sa création en 1994, l’enquête Conditions de Vie (CdV) a pour ambition de recueillir et d’analyser des informations pertinentes sur les conditions de vie des étudiants sous ses différents aspects. Les étudiants sont invités à répondre à un questionnaire (en ligne depuis 2010). Afin de garantir la validité scientifique des résultats, cette enquête est réalisée auprès d’un échantillon aléatoirement sélectionné au sein de la population étudiante en France.

Pour cette 8ème enquête, plus de 220.000 étudiants ont été invités à répondre au questionnaire de l’OVE. Avec une participation de près de 60.700 étudiants, l’enquête CdV 2016 enregistre un taux de réponse brut de 25,6 %. Les résultats présentés ici correspondent à l’exploitation des 46 340 questionnaires qui, sur l’ensemble de ces réponses, ont été entièrement remplis par les étudiants en cours d’études au moment de l’enquête.

Les étudiants interrogés dans le cadre de l’enquête CdV 2016 représentent les 2.154.392 étudiants inscrits dans les « établissements enquêtés au printemps 2016 », soit 84 % de la population étudiante en France.

61,9% des étudiants jugent leur état de santé satisfaisant, dont 66,9% d’hommes et 57,5% de femmes.

L’état de santé semble se dégrader en fonction de l’âge : de 69,1% de satisfaction à 18 ans à 51% à plus de 26 ans.

Les étudiants de nationalité française sont satisfaits de leur état de santé à 62,5% contre 57,8% pour ceux de nationalité étrangère.

Des différences sont également observées selon les classes sociales : de 65,5% de satisfaction pour les catégories socio-professionnelles supérieures à 58,1% pour les employés et ouvriers.

15,2% des étudiants déclarent avoir une consommation journalière de cigarettes ; 33,4% déclarent consommer de l’alcool au moins une fois par semaine.

30,3% des étudiants déclarent avoir déjà renoncé à voir un médecin dont 44,5% pour des raisons financières.

Des fragilités psychologiques sont déclarées : 60,8% se plaignent d’épuisement, 59,4% de stress, 45,4% de problèmes de sommeil, 31,9% de déprime, 28,4% de solitude/isolement. Seuls 15,9% ne se plaignent de rien.

Les étudiantes se plaignent davantage que les garçons, surtout pour le stress (68,7% contre 48,7%) et les problèmes de sommeil (50,3% contre 39,8%).

4,4% des étudiants déclarent être en situation de handicap dont 4,4% en licence et 2,4% en 3ème cycle. Parmi ces étudiants, 38,2% jugent que leur handicap est moyennement, peu ou pas pris en compte.

Données recueillies sur www.ove-national.education.fr

Le Monde du 14 novembre 2018 donne d’autres chiffres issus de la même enquête : 20% d’étudiants présentent des signes de détresse psychologique ; 37% déclarent avoir vécu une période d’au moins deux semaines consécutives pendant laquelle ils se sont sentis tristes, déprimés, sans espoir, au cours des 12 derniers mois ; 8% ont pensé à se suicider au cours des 12 mois précédant l’enquête ; 55% d’étudiants ayant déjà fait une tentative de suicide invoquent des difficultés liées à la vie familiale.

 

Médecin, un métier dangereux ? par Marie-Antoinette Piens

Médecin, un métier dangereux ? par Marie-Antoinette Piens

« Médecin, un métier dangereux ? ». C’est la question posée dans le bulletin de l’Ordre national des médecins (mai-juin 2018).

L’Observatoire de la sécurité des médecins (Dr Hervé Boissin, coordonnateur de l’Observatoire de la sécurité des médecins) a recensé, en 2017, 1035 agressions de médecins dans le cadre de leur exercice : 638 attaques verbales (62%), 239 vols ou tentatives de vol (23%), 88 actes de vandalisme (8%) et 75 agressions physiques (7%) – résultats probablement sous-estimés car s’appuyant sur les déclarations volontaires des médecins.

Ce qui est inquiétant c’est l’augmentation de ces agressions (de 7% par rapport à 2016) qui concernent en premier lieu les médecins généralistes (61% des déclarations). Dans 51% des cas, les médecins victimes de ces violences sont des femmes.

Toutes les régions sont concernées et, dans les villes, aucun quartier n’est à l’abri.

L’auteur des violences est, dans 50% des cas, le patient lui-même, et, dans 16% des cas, la personne qui l’accompagne (parent d’enfant en particulier).

Les motifs d’agression sont :

  • dans 29% des cas un reproche relatif à une prise en charge,
  • dans 22% un vol,
  • dans 14% un refus de prescription (médicaments, arrêt de travail…),
  • dans 10% un temps d’attente jugé excessif,
  • dans 10% la falsification de documents (ordonnance, certificat médical…)

Les médecins hésitent souvent à porter plainte (dans seulement 38% des cas) alors qu’il s’agit de délits pénaux. Le Conseil national de l’Ordre des médecins (CNOM) souhaite qu’au moins les médecins agressés remplissent une fiche de signalement d’incident via le site Internet du CNOM « pour que le médecin agressé reçoive, s’il le souhaite, le soutien de l’institution ordinale et pour permettre au Conseil de l’Ordre de connaître plus précisément la nature des événements au niveau local, d’analyser les problèmes rencontrer par les praticiens et d’étudier les réponses possibles. »

Le risque des ces agressions, surtout lorsqu’elles sont répétées, est le départ des médecins agressés et/ou le refus d’installation de nouveaux médecins, ce qui contribue à la désertification médicale de certains territoires.

Prisons : 70.367 personnes sont incarcérées en France

Prisons : 70.367 personnes sont incarcérées en France

Au 1er avril 2018, 82.086 personnes étaient écrouées. La population en détention franchit de nouveau le seuil des 70.000 détenus, à 70.367, dont 49.515 condamnés.

Le nombre de personnes écrouées, ainsi que celui des détenus, continue d’augmenter, bien que plus faiblement que l’année dernière (+0,2 % pour les personnes détenues par rapport au 1er avril 2017, contre +2,7 % entre 2016 et 2017).

Cette hausse est essentiellement celle du nombre des prévenus et des placements sous surveillance électronique, le nombre de condamnés diminuant légèrement.

Des tendances structurelles se poursuivent :

  • le nombre de prévenus (20.852), en croissance continue depuis octobre 2017 (hormis au 1er janvier 2018), atteint un plus haut depuis 12 ans (juillet 2005) ;
  • depuis le début de l’année, le nombre d’aménagements de peine en détention (semi-liberté, placements extérieurs non hébergés) diminue, alors qu’il augmente hors détention (PSE, PE hébergés) ;
  • le nombre des mineurs et des femmes ne cesse de croître, pour atteindre respectivement 872 (+3,6 % mensuellement et + 1,6 % annuellement) et 3 157 (+0,7 % sur le mois et +5,7 %).

La densité carcérale moyenne s’élève à 118,3 % (au 1er avril 2017, elle était de 119,7 %) mais toutes les directions interrégionales enregistrent une plus forte surpopulation dans les maisons d’arrêt.

La situation reste critique dans les interrégions de Paris et Toulouse et, dans une moindre mesure, de Marseille.

Le nombre des matelas au sol est en baisse (1 628 contre 1 883 au 1er avril 2017).

Source : Ministère de la justice

79.785 personnes sous écrou en France au 1er janvier 2018, par Vincent Feroldi

79.785 personnes sous écrou en France au 1er janvier 2018, par Vincent Feroldi

Au 1er janvier 2018, 68.974 personnes étaient incarcérées en France, ce qui représente une hausse de 0,8 % par rapport au mois de janvier 2017 (68.432). Au 1er décembre 2017, il y avait 69.714 personnes incarcérées, ce qui représente une baisse mensuelle de 1,1 %.

Parmi le total des personnes incarcérées, le nombre de personnes prévenues s’élève à 19.815 pour 49.159 personnes condamnées, soit 28,72 % des personnes incarcérées (29,25 % au 1er décembre 2017). Cela représente une hausse de 0,8 % par rapport à l’année précédente (en janvier 2017, on dénombrait 19.498 prévenus).

Il y avait en ce début janvier 2018 en France 79.785 personnes sous écrou dont 68.974 incarcérées. Le nombre de personnes sous écrou est en hausse de 1,3 % sur douze mois (989 personnes sous écrou de plus).

Les détenus mis en placement sous surveillance électronique sont 10.241 dont 334 en libération sous contrainte. On a ainsi repassé la barre des 10.000 après le mauvais chiffre d’octobre : 9.980.

Resté sous la barre des soixante mille pendant les années 1990, et passé sous les cinquante mille en 2001, le nombre de détenus a augmenté depuis, parallèlement à l’importance prise dans la vie politique par le thème de l’insécurité. La situation est considérée comme critique par les syndicats de personnels pénitentiaires et de magistrats, avec des entassements de détenus jugés particulièrement graves dans les maisons d’arrêt, en principe réservées aux personnes non jugées. La directrice de la maison d’arrêt de Villepinte avait pour sa part annoncé à la fin de mars 2017 qu’elle n’accueillerait pas de nouveaux détenus, son taux d’occupation ayant atteint le record de 201 %.

En ce mois de janvier 2018, les prisons françaises demeurent surchargées et le Contrôleur général des lieux de privations de liberté dénonce par des recommandations en urgence l’insalubrité de certains établissements pénitentiaires de notre pays (Nouméa, Baumettes). Le quartier « femmes » de la maison d’arrêt de Lyon-Corbas est ainsi occupé à 162 %, soit 97 femmes pour 60 places.

Le rapport annuel 2016 de la Contrôleuse générale des lieux de privation de liberté a dénoncé, en avril 2017, un recul des droits fondamentaux et une « escalade » répressive en milieu carcéral.

Un livre blanc sur l’immobilier pénitentiaire a été remis au ministre de la justice par Jean-René Lecerf, président de la Commission du livre blanc, le 4 avril 2017.

Les mineurs écroués sont 783 au 1er janvier 2018, ce qui représente une baisse de 2 % par rapport au mois précédent (799 au 1er décembre 2017). Onze écroués ne sont pas détenus. Ils étaient 752 au 1er décembre 2016. Les mineurs détenus représentent 1,1 % des personnes incarcérées.

Au 1er janvier 2018, 244 d’entre eux étaient dans des établissements pour mineurs (EPM). Ces établissements sont sous-occupés (352 places opérationnelles, soit 102 places inoccupées car 6 sont occupées par un majeur), alors que 528 mineurs (68,4 %) sont détenus dans d’autres établissements. Ils se répartissaient ainsi :

  • Meyzieu / Rhône : 42 détenus et 1 majeur pour 60 places opérationnelles
  • Lavaur : 36 détenus pour 59 places opérationnelles
  • Quiévrechain : 29 détenus pour 59 places opérationnelles
  • Marseille : 48 détenus pour 59 places opérationnelles
  • Orvault (Nantes) : 40 détenus et 5 majeurs pour 55 places opérationnelles
  • Porcheville (Mantes) : 49 détenus pour 60 places opérationnelles

Il faut ajouter 11 femmes mineures détenues dans trois EPM (Lavaur, Quiévrechain et Rhône).
Il y a 2.975 femmes sous écrou au 1er janvier 2018. 2.393 d’entre elles sont en prison. 582 bénéficient d’un aménagement de peine.

Au 1er janvier 2018, 12.631 personnes écrouées bénéficient d’un aménagement de peine sous écrou, soit 20,4 % de l’ensemble des personnes écrouées condamnées (ce pourcentage ne tient pas compte des 502 condamnés en libération sous contrainte). Les aménagements de peine sont en hausse de 2,8 % en un an (11.913 au 1er janvier 2017).

Il y a ainsi 847 personnes bénéficiant d’une mesure de placement à l’extérieur sans hébergement en janvier 2018 (855 au 1er janvier 2017), 1.493 d’une mesure de semi-liberté (1.553 au 1er janvier 2017) et 9.907 d’un placement sous surveillance électronique (9.505 au 1er janvier 2017).

Mais il y a aussi des libérations sous contrainte au nombre total de 502 : 130 condamnés en semi-liberté, 334 condamnés en placement sous surveillance électronique, 13 condamnés en placement extérieur hébergés et 25 condamnés en placement extérieur non hébergés.

Au 1er janvier 2018, le parc pénitentiaire compte 59.765 places opérationnelles, grâce aux ouvertures des nouveaux établissements entre 2008 et 2018 – Mont-de-Marsan, Saint-Denis de la Réunion, Roanne, Lyon-Corbas, Nancy-Maxéville, Poitiers-Vivonne, Béziers, Le Mans, Bourg-en-Bresse, Rennes-Vezin, Le Havre, Lille-Annœullin, Réau, Orléans-Saran, Valence et l’UHSA de Marseille (qui n’accueille pas encore de détenus).

Au 1er décembre 2017, 3 établissements ou quartiers ont une densité supérieure ou égale à 200 %, 35 établissements ou quartiers ont une densité supérieure ou égale à 150 et inférieure à 200 %, 60 établissements ou quartiers ont une densité supérieure ou égale à 120 et inférieure à 150 % et 25 établissements ou quartiers ont une densité supérieure ou égale à 100 et inférieure à 120 %.

Au 1er janvier 2018, le nombre de détenus dormant sur un matelas posé à même le sol était de 1.528, soit 6,7 % de moins qu’il y a un an (1.638).

Depuis janvier 2018, l’Administration pénitentiaire publie la mesure mensuelle de l’incarcération. Voici la mesure du 1er janvier 2018.

*********************

Au 1er janvier 2018, le nombre de détenus en surnombre était de 14.238. Le nombre moyen de détenus en surnombre était en 2010 de 9.280, en 2011 de 10.640, en 2012 de 12.340 et en 2013 de 12.910. Le taux de densité carcérale est de 118 %.

*********************

Au 1er janvier 2015, le nombre de personnes placées sous main de justice recensées par l’administration pénitentiaire était de 249.513 contre 251.991 un an auparavant (- 1,0). Cette population est constituée de 66.270 personnes détenues (- 1,2 % en un an), 11.021 personnes sous écrou mais non détenues (+ 3,6 % en un an) et 171.222 sans écrou (- 1,1 % en un an). Cette dernière catégorie inclut 215 condamnés sous contrainte pénale.

La population détenue comprend 25 % de prévenus ; les personnes sous écrou mais non détenues sont exclusivement des condamnés (pour l’essentiel sous surveillance électronique) ; la population des personnes placées sous main de justice hors écrou comprend 97 % de condamnés (condamnés au sursis avec mise à l’épreuve et/ou au travail d’intérêt général, condamnés en libération conditionnelle…).

Près des 78 % des condamnés suivis par l’administration pénitentiaire le sont dans la communauté (en milieu ouvert) et 22 % seulement en détention.

*****************

Au 1er janvier 2012, il y avait :

  • 487 condamnés en cours d’exécution d’une peine de réclusion criminelle à perpétuité.
  • 1.830 condamnés en cours d’exécution d’une peine entre 20 et 30 ans.
  • 5.297 condamnés en cours d’exécution d’une peine entre 10 et 20 ans.

******************

Téléchargez le dossier présentant l’ensemble des chiffres de janvier 2018.

Sources : Direction de l’Administration pénitentiaire et OPALE

80.811 personnes sous écrou en France au 1er décembre 2017

80.811 personnes sous écrou en France au 1er décembre 2017

Au 1er décembre 2017, 69.714 personnes étaient incarcérées en France, ce qui représente une hausse de 1 % par rapport au mois de décembre 2016 (69.012). Au 1er novembre 2017, il y avait 69.307 personnes incarcérées, ce qui représente une hausse mensuelle de 0,6 %.

Parmi le total des personnes incarcérées, le nombre de personnes prévenues s’élève à 20.396 pour 49.318 personnes condamnées, soit 29,25 % des personnes incarcérées (29,29 % au 1er novembre 2017). Cela représente une hausse de 2,4 % par rapport à l’année précédente (en décembre 2016, on dénombrait 19 .925 prévenus).

Il y avait en ce début décembre 2017 en France 80.811 personnes sous écrou dont 69.714 incarcérées. Le nombre de personnes sous écrou est en hausse de 1,5 % sur douze mois (1.230 personnes sous écrou de plus).

Les détenus mis en placement sous surveillance électronique sont 10.519 dont 332 en libération sous contrainte. On a ainsi repassé la barre des 10.000 après le mauvais chiffre d’octobre : 9.980.

Resté sous la barre des soixante mille pendant les années 1990, et passé sous les cinquante mille en 2001, le nombre de détenus a augmenté depuis, parallèlement à l’importance prise dans la vie politique par le thème de l’insécurité. La situation est considérée comme critique par les syndicats de personnels pénitentiaires et de magistrats, avec des entassements de détenus jugés particulièrement graves dans les maisons d’arrêt, en principe réservées aux personnes non jugées. La directrice de la maison d’arrêt de Villepinte avait pour sa part annoncé à la fin de mars 2017 qu’elle n’accueillerait pas de nouveaux détenus, son taux d’occupation ayant atteint le record de 201 %.

En ce mois de décembre 2017, les prisons françaises demeurent surchargées et le Contrôleur général des lieux de privations de liberté dénonce par des recommandations en urgence l’insalubrité de certains établissements pénitentiaires de notre pays (Nouméa, Baumettes). Le quartier « femmes » de la maison d’arrêt de Lyon-Corbas est ainsi occupé à 158 %, soit 95 femmes pour 60 places.

Le rapport annuel 2016 de la Contrôleuse générale des lieux de privation de liberté a dénoncé, en avril 2017, un recul des droits fondamentaux et une « escalade » répressive en milieu carcéral.

Un livre blanc sur l’immobilier pénitentiaire a été remis au ministre de la justice par Jean-René Lecerf, président de la Commission du livre blanc, le 4 avril 2017.

Les mineurs écroués sont 799 au 1er décembre 2017, ce qui représente une baisse de 3,9 % par rapport au mois précédent (831 au 1er novembre 2017). Sept écroués ne sont pas détenus. Ils étaient 752 au 1er décembre 2016. Les mineurs détenus représentent 1,1 % des personnes incarcérées.

Au 1er novembre 2017, 274 d’entre eux étaient dans des établissements pour mineurs (EPM). Ces établissements sont sous-occupés (352 places opérationnelles, soit 74 places inoccupées car 4 sont occupées par un majeur), alors que 525 mineurs (65,7 %) sont détenus dans d’autres établissements. Ils se répartissaient ainsi :

  • Meyzieu / Rhône : 44 détenus et 1 majeur pour 60 places opérationnelles
  • Lavaur : 45 détenus pour 59 places opérationnelles
  • Quiévrechain : 45 détenus et 1 majeur pour 59 places opérationnelles
  • Marseille : 50 détenus pour 59 places opérationnelles
  • Orvault (Nantes) : 37 détenus et 2 majeurs pour 55 places opérationnelles
  • Porcheville (Mantes) : 53 détenus pour 60 places opérationnelles

Il faut ajouter 14 femmes mineures détenues dans trois EPM (Lavaur, Quiévrechain et Rhône).
Il y a 3.051 femmes sous écrou au 1er décembre 2017. 2.448 d’entre elles sont en prison. 603 bénéficient d’un aménagement de peine.

Au 1er décembre 2017, 12.631 personnes écrouées bénéficient d’un aménagement de peine sous écrou, soit 20,9 % de l’ensemble des personnes écrouées condamnées (ce pourcentage ne tient pas compte des 471 condamnés en libération sous contrainte). Les aménagements de peine sont en hausse de 3,4 % en un an (12.221 au 1er décembre 2016).

Il y a ainsi 876 personnes bénéficiant d’une mesure de placement à l’extérieur sans hébergement en décembre 2017 (866 au 1er décembre 2016), 1.568 d’une mesure de semi-liberté (1.641 au 1er décembre 2016) et 10.187 d’un placement sous surveillance électronique (9.714 au 1er décembre 2016).

Mais il y a aussi des libérations sous contrainte au nombre total de 471 : 112 condamnés en semi-liberté, 332 condamnés en placement sous surveillance électronique, 7 condamnés en placement extérieur hébergés et 20 condamnés en placement extérieur non hébergés.

Au 1er décembre 2017, le parc pénitentiaire compte 59.165 places opérationnelles, grâce aux ouvertures des nouveaux établissements entre 2008 et 2018 – Mont-de-Marsan, Saint-Denis de la Réunion, Roanne, Lyon-Corbas, Nancy-Maxéville, Poitiers-Vivonne, Béziers, Le Mans, Bourg-en-Bresse, Rennes-Vezin, Le Havre, Lille-Annœullin, Réau, Orléans-Saran, Valence et l’UHSA de Marseille (qui n’accueille pas encore de détenus).

Au 1er décembre 2017, 3 établissements ou quartiers ont une densité supérieure ou égale à 200 %, 40 établissements ou quartiers ont une densité supérieure ou égale à 150 et inférieure à 200 %, 53 établissements ou quartiers ont une densité supérieure ou égale à 120 et inférieure à 150 % et 31 établissements ou quartiers ont une densité supérieure ou égale à 100 et inférieure à 120 %.

Au 1er décembre 2017, le nombre de détenus dormant sur un matelas posé à même le sol était de 1.547, soit 6% de plus qu’il y a un an (1.459).

*********************

Au 1er mars 2017, le nombre de détenus en surnombre était de 14.745. Le nombre moyen de détenus en surnombre était en 2010 de 9.280, en 2011 de 10.640, en 2012 de 12.340 et en 2013 de 12.910. Le taux de densité carcérale est de 118 %.

*********************

Au 1er janvier 2015, le nombre de personnes placées sous main de justice recensées par l’administration pénitentiaire était de 249.513 contre 251.991 un an auparavant (- 1,0). Cette population est constituée de 66.270 personnes détenues (- 1,2 % en un an), 11.021 personnes sous écrou mais non détenues (+ 3,6 % en un an) et 171.222 sans écrou (- 1,1 % en un an). Cette dernière catégorie inclut 215 condamnés sous contrainte pénale.

La population détenue comprend 25 % de prévenus ; les personnes sous écrou mais non détenues sont exclusivement des condamnés (pour l’essentiel sous surveillance électronique) ; la population des personnes placées sous main de justice hors écrou comprend 97 % de condamnés (condamnés au sursis avec mise à l’épreuve et/ou au travail d’intérêt général, condamnés en libération conditionnelle…).

Près des 78 % des condamnés suivis par l’administration pénitentiaire le sont dans la communauté (en milieu ouvert) et 22 % seulement en détention.

*****************

Au 1er janvier 2012, il y avait :

  • 487 condamnés en cours d’exécution d’une peine de réclusion criminelle à perpétuité.
  • 1.830 condamnés en cours d’exécution d’une peine entre 20 et 30 ans.
  • 5.297 condamnés en cours d’exécution d’une peine entre 10 et 20 ans.

******************

Téléchargez le dossier présentant l’ensemble des chiffres de décembre 2017.

Sources : Direction de l’Administration pénitentiaire et OPALE

L’évolution des peines d’emprisonnement de 2004 à 2016

L’évolution des peines d’emprisonnement de 2004 à 2016

Selon le Ministère de la justice, le nombre de condamnations prononcées à l’encontre de personnes majeures pour délit a augmenté de 17 % entre 2004 et 2016 .

Pour faire face à cette augmentation, des filières de poursuite simplifiées ont été créées : l’ordonnance pénale et la comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité.

Durant la même période, l’amende est devenue la peine la plus prononcée, au détriment de l’emprisonnement avec sursis simple. L’emprisonnement en tout ou partie ferme reste la troisième peine correctionnelle la plus prononcée, mais le volume d’emprisonnement ferme prononcé par les tribunaux et cours d’appel correctionnels a augmenté de 32 % pour atteindre le volume record de 87 300 années en 2016. Cette augmentation est imputable à hauteur de 22 points à la hausse du nombre de condamnations à une peine d’emprisonnement ferme en tout ou partie, et à hauteur de 10 points à une hausse du quantum ferme moyen.

La hausse du recours à l’emprisonnement va de pair avec une plus grande sélection des auteurs orientés vers une audience correctionnelle classique, à la fois pour des infractions sensiblement plus graves et plus souvent en état de récidive légale. La part des encourus d’emprisonnement supérieurs à 6 ans d’emprisonnement a augmenté. La part de la récidive légale est deux fois plus importante en 2014 qu’en 2004 parmi les condamnés (de 7 à 13 %) et a fortiori parmi les condamnés à de l’emprisonnement ferme (de 16 à 33 %).

Atteignant un peu plus de 8 mois, le quantum moyen d’emprisonnement ferme n’a jamais été aussi élevé qu’en 2016. La part des peines inférieures ou égales à 4 mois a diminué, passant de 60 % en 2007 à 49 % en 2016. Le recours à la peine d’un mois d’emprisonnement ferme est moins fréquent. C’est la part des peines d’emprisonnement ferme comprises entre 4 mois et 1 an qui a le plus progressé, alors que les parts des peines supérieures à deux ans et de celles supérieures à cinq ans sont restées stables.

En 2016, la convocation par officier de police judiciaire est la filière de poursuites qui contribue le plus à des peines d’emprisonnement en tout ou partie ferme (48 %), viennent ensuite les comparutions immédiates (28 %). Entre 2012 et 2016, la comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité est la filière dont la part augmente le plus parmi les peines d’emprisonnement en tout ou partie ferme, passant de 4 à 7 %.

Le volume d’emprisonnement en tout ou partie ferme a progressé de 12 % entre 2014 et 2016 (+ 9 500 années).

L’augmentation du nombre de décisions explique les trois quarts de cette évolution et celle du quantum moyen un quart. Toutes les filières participent à cette croissance.

Source : Infostat Justice n° 156 Décembre 2017 (téléchargeable)

79.133 personnes sous écrou en France au 1er octobre 2017

79.133 personnes sous écrou en France au 1er octobre 2017

Mise à jour en cours le 20 novembre 2017

Au 1er octobre 2017, 68.574 personnes étaient incarcérées en France, ce qui représente une hausse de 0,1 % par rapport au mois de octobre 2016 (68.514). Au 1er septembre 2017, il y avait 68.564 personnes incarcérées, ce qui représente une hausse mensuelle proche de 0 %.

Parmi le total des personnes incarcérées, le nombre de personnes prévenues s’élève à 19.889 pour 48.685 personnes condamnées, soit 29 % des personnes incarcérées (28,34 % au 1er septembre 2017). Cela représente une hausse de 1,4 % par rapport à l’année précédente (en octobre 2016, on dénombrait 19 .615 prévenus).

Il y avait en ce début octobre 2017 en France 79.133 personnes sous écrou dont 68.574 incarcérées. Le nombre de personnes sous écrou est en hausse de 0,2 % sur douze mois (151 personnes sous écrou de plus).

Les détenus mis en placement sous surveillance électronique sont 9.980 dont 343 en libération sous contrainte. C’est le chiffre le plus bas depuis janvier 2017 (9801).

Resté sous la barre des soixante mille pendant les années 1990, et passé sous les cinquante mille en 2001, le nombre de détenus a augmenté depuis, parallèlement à l’importance prise dans la vie politique par le thème de l’insécurité. La situation est considérée comme critique par les syndicats de personnels pénitentiaires et de magistrats, avec des entassements de détenus jugés particulièrement graves dans les maisons d’arrêt, en principe réservées aux personnes non jugées. La directrice de la maison d’arrêt de Villepinte avait pour sa part annoncé à la fin de mars 2017 qu’elle n’accueillerait pas de nouveaux détenus, son taux d’occupation ayant atteint le record de 201 %.

En ce mois de octobre 2017, les prisons françaises demeurent surchargées et le Contrôleur général des lieux de privations de liberté dénonce par des recommandations en urgence l’insalubrité de certains établissements pénitentiaires de notre pays (Nouméa, Baumettes). Le quartier « femmes » de la maison d’arrêt de Lyon-Corbas est ainsi occupé à 152 %, soit 91 femmes pour 60 places.

Le rapport annuel 2016 de la Contrôleuse générale des lieux de privation de liberté a dénoncé, en avril 2017, un recul des droits fondamentaux et une « escalade » répressive en milieu carcéral.

Un livre blanc sur l’immobilier pénitentiaire a été remis au ministre de la justice par Jean-René Lecerf, président de la Commission du livre blanc, le 4 avril 2017

Les mineurs écroués sont 815 au 1er octobre 2017, ce qui représente une baisse de 5,3 % par rapport au mois précédent (861 au 1er septembre 2017). Quatre écroués ne sont pas détenus. Ils étaient 729 au 1er octobre 2016. Les mineurs détenus représentent 1,2 % des personnes incarcérées.

Au 1er octobre 2017, 264 d’entre eux étaient dans des établissements pour mineurs (EPM). Ces établissements sont sous-occupés (342 places opérationnelles, soit 77 places inoccupées car 1 est occupée par un majeur), alors que 551 mineurs (67,6 %) sont détenus dans d’autres établissements. Ils se répartissaient ainsi :

Meyzieu / Rhône : 38 détenus pour 50 places opérationnelles
Lavaur : 41 détenus pour 59 places opérationnelles
Quiévrechain : 52 détenus pour 59 places opérationnelles
Marseille : 41 détenus pour 59 places opérationnelles
Orvault (Nantes) : 41 détenus et 1 majeur pour 55 places opérationnelles
Porcheville (Mantes) : 51 détenus pour 60 places opérationnelles

Il faut ajouter 13 femmes mineures détenues dans trois EPM (Lavaur, Quiévrechain et Rhône).

Il y a 2.939 femmes sous écrou au 1er octobre 2017. 2.404 d’entre elles sont en prison. 535 bénéficient d’un aménagement de peine.

Au 1er octobre 2017, 11.961 personnes écrouées bénéficient d’un aménagement de peine sous écrou, soit 20,2 % de l’ensemble des personnes écrouées condamnées (ce pourcentage ne tient pas compte des 538 condamnés en libération sous contrainte). Les aménagements de peine sont en baisse de 0,8 % en un an (12.056 au 1er octobre 2016).

Il y a ainsi 879 personnes bénéficiant d’une mesure de placement à l’extérieur sans hébergement en octobre 2017 (809 au 1er octobre 2016), 1.445 d’une mesure de semi-liberté (1.607 au 1er octobre 2016) et 9.637 d’un placement sous surveillance électronique (9.640 au 1er octobre 2016).

Mais il y a aussi des libérations sous contrainte au nombre total de 538 : 152 condamnés en semi-liberté, 343 condamnés en placement sous surveillance électronique, 7 condamnés en placement extérieur hébergés et 36 condamnés en placement extérieur non hébergés.

Au 1er juillet 2017, le parc pénitentiaire compte 59.090 places opérationnelles, grâce aux ouvertures des nouveaux établissements entre 2008 et 2017 – Mont-de-Marsan, Saint-Denis de la Réunion, Roanne, Lyon-Corbas, Nancy-Maxéville, Poitiers-Vivonne, Béziers, Le Mans, Bourg-en-Bresse, Rennes-Vezin, Le Havre, Lille-Annœullin, Réau, Orléans-Saran, Valence et l’UHSA de Marseille.

Au 1er octobre 2017, 4 établissements ou quartiers ont une densité supérieure ou égale à 200 %, 35 établissements ou quartiers ont une densité supérieure ou égale à 150 et inférieure à 200 %, 52 établissements ou quartiers ont une densité supérieure ou égale à 120 et inférieure à 150 % et 33 établissements ou quartiers ont une densité supérieure ou égale à 100 et inférieure à 120 %.

Au 1er octobre 2017, le nombre de détenus dormant sur un matelas posé à même le sol était de 1.363.
*********************
Au 1er mars 2017, le nombre de détenus en surnombre était de 14.745. Le nombre moyen de détenus en surnombre était en 2010 de 9.280, en 2011 de 10.640, en 2012 de 12.340 et en 2013 de 12.910. Le taux de densité carcérale est de 118 %.
*********************
Au 1er janvier 2015, le nombre de personnes placées sous main de justice recensées par l’administration pénitentiaire était de 249.513 contre 251.991 un an auparavant (- 1,0). Cette population est constituée de 66.270 personnes détenues (- 1,2 % en un an), 11.021 personnes sous écrou mais non détenues (+ 3,6 % en un an) et 171.222 sans écrou (- 1,1 % en un an). Cette dernière catégorie inclut 215 condamnés sous contrainte pénale.
La population détenue comprend 25 % de prévenus ; les personnes sous écrou mais non détenues sont exclusivement des condamnés (pour l’essentiel sous surveillance électronique) ; la population des personnes placées sous main de justice hors écrou comprend 97 % de condamnés (condamnés au sursis avec mise à l’épreuve et/ou au travail d’intérêt général, condamnés en libération conditionnelle…).
Près des 78 % des condamnés suivis par l’administration pénitentiaire le sont dans la communauté (en milieu ouvert) et 22 % seulement en détention.
*****************
Au 1er janvier 2012, il y avait :
487 condamnés en cours d’exécution d’une peine de réclusion criminelle à perpétuité.
1.830 condamnés en cours d’exécution d’une peine entre 20 et 30 ans.
5.297 condamnés en cours d’exécution d’une peine entre 10 et 20 ans.
******************
Téléchargez le dossier présentant l’ensemble des chiffres de octobre 2017.

Sources  : Direction de l’Administration pénitentiaire et OPALE

 

81.781 personnes sous écrou en France au 1er juillet 2017

81.781 personnes sous écrou en France au 1er juillet 2017

Mise à jour en cours le 29 juillet 2017

Au 1er juillet 2017, 70.018 personnes étaient incarcérées en France, ce qui représente une hausse de 0,9 % par rapport au mois de juillet 2016 (69.375). Au 1er juin 2017, il y avait 69.502 personnes incarcérées, ce qui représente une hausse mensuelle de 0.7 %.

Parmi le total des personnes incarcérées, le nombre de personnes prévenues s’élève à 20.427 pour 49.591 personnes condamnées, soit 29,17 % des personnes incarcérées (29,04 % au 1er juin 2017). Cela représente une hausse de 2 % par rapport à l’année précédente (en juillet 2016, on dénombrait 20 .035 prévenus).

Il y avait en ce début juillet 2017 en France 81.781 personnes sous écrou dont 70.018 incarcérées, ce qui représente pour ces dernières une hausse de 0,9 % par rapport au mois de juillet 2016 (69.375). Le nombre de personnes sous écrou est en hausse de 1,1 % sur douze mois (876 personnes sous écrou de plus).

Les détenus mis en placement sous surveillance électronique sont 11.146 dont 355 en libération sous contrainte. C’est le chiffre le plus élevé de ces 24 derniers mois.

Resté sous la barre des soixante mille pendant les années 1990, et passé sous les cinquante mille en 2001, le nombre de détenus a augmenté depuis, parallèlement à l’importance prise dans la vie politique par le thème de l’insécurité. La situation est considérée comme critique par les syndicats de personnels pénitentiaires et de magistrats, avec des entassements de détenus jugés particulièrement graves dans les maisons d’arrêt, en principe réservées aux personnes non jugées. La directrice de la maison d’arrêt de Villepinte avait pour sa part annoncé à la fin de mars 2017 qu’elle n’accueillerait pas de nouveaux détenus, son taux d’occupation ayant atteint le record de 201 %.

En ce mois de juillet 2017, les prisons françaises demeurent surchargées et le Contrôleur général des lieux de privations de liberté dénonce par des recommandations en urgence l’insalubrité de certains établissements pénitentiaires de notre pays (Nouméa, Baumettes). Le quartier femme de la maison d’arrêt de Lyon-Corbas est occupé à 163 %, soit 98 femmes pour 60 places.

Le rapport annuel 2016 de la Contrôleuse générale des lieux de privation de liberté a dénoncé, en avril 2017, un recul des droits fondamentaux et une « escalade » répressive en milieu carcéral.

Un livre blanc sur l’immobilier pénitentiaire a été remis au ministre de la justice par Jean-René Lecerf, président de la Commission du livre blanc, le 4 avril 2017

Les mineurs écroués sont 871 au 1er juillet 2017, ce qui représente une hausse de 2,4 % par rapport au mois précédent (851 au 1er juin 2017). Neuf écroués ne sont pas détenus. Ils étaient 762 au 1er juillet 2016. Les mineurs détenus représentent 1,2 % des personnes incarcérées.

Au 1er juillet 2017, 287 d’entre eux étaient dans des établissements pour mineurs (EPM). Ces établissements sont sous-occupés (342 places opérationnelles, soit 51 places inoccupées car 4 sont occupées par un majeur), alors que 575 mineurs (66,7 %) sont détenus dans d’autres établissements. Ils se répartissaient ainsi :

  • Meyzieu / Rhône : 42 détenus pour 50 places opérationnelles
  • Lavaur : 43 détenus pour 59 places opérationnelles
  • Quiévrechain : 58 détenus pour 59 places opérationnelles
  • Marseille : 53 détenus pour 59 places opérationnelles
  • Orvault (Nantes) : 34 détenus et 4 majeur pour 55 places opérationnelles
  • Porcheville (Mantes) : 57 détenus pour 60 places opérationnelles

Il faut ajouter 13 femmes mineures détenues dans trois EPM (Lavaur, Quiévrechain et Rhône).

Pour aller plus loin

Regard sur l’année 2014 et Les mesures alternatives (2017)

Il y a 3.039 femmes sous écrou au 1er juillet 2017. 2.447 d’entre elles sont en prison.

Au 1er juillet 2017, 13.404 personnes écrouées bénéficient d’un aménagement de peine sous écrou, soit 21,8 % de l’ensemble des personnes écrouées condamnées (ce pourcentage ne tient pas compte des 541 condamnés en libération sous contrainte). Les aménagements de peine sont en hausse de 0,9 % en un an (13.283 au 1er juillet 2016).

Il y a ainsi 974 personnes bénéficiant d’une mesure de placement à l’extérieur sans hébergement en juin 2017 (923 au 1er juillet 2016), 1.639 d’une mesure de semi-liberté (1.718 au 1er juillet 2016) et 10.791 d’un placement sous surveillance électronique (10.642 au 1er juillet 2016).

Mais il y a aussi des libérations sous contrainte au nombre total de 541 : 158 condamnés en semi-liberté, 355 condamnés en placement sous surveillance électronique, 5 condamnés en placement extérieur hébergés et 23 condamnés en placement extérieur non hébergés.

Au 1er juillet 2017, le parc pénitentiaire compte 59.090 places opérationnelles, grâce aux ouvertures des nouveaux établissements entre 2008 et 2017 – Mont-de-Marsan, Saint-Denis de la Réunion, Roanne, Lyon-Corbas, Nancy-Maxéville, Poitiers-Vivonne, Béziers, Le Mans, Bourg-en-Bresse, Rennes-Vezin, Le Havre, Lille-Annœullin, Réau, Orléans-Saran, Valence et l’UHSA de Marseille.

Au 1er juillet 2017, 6 établissements ou quartiers ont une densité supérieure ou égale à 200 %, 43 établissements ou quartiers ont une densité supérieure ou égale à 150 et inférieure à 200 %, 46 établissements ou quartiers ont une densité supérieure ou égale à 120 et inférieure à 150 % et 33 établissements ou quartiers ont une densité supérieure ou égale à 100 et inférieure à 120 %.

Au 1er juillet 2017, le nombre de détenus dormant sur un matelas posé à même le sol était de 1.616.

*********************

Au 1er mars 2017, le nombre de détenus en surnombre était de 14.745. Le nombre moyen de détenus en surnombre était en 2010 de 9.280, en 2011 de 10.640, en 2012 de 12.340 et en 2013 de 12.910. Le taux de densité carcérale est de 118 %.

*********************

Au 1er janvier 2015, le nombre de personnes placées sous main de justice recensées par l’administration pénitentiaire était de 249.513 contre 251.991 un an auparavant (- 1,0). Cette population est constituée de 66.270 personnes détenues (- 1,2 % en un an), 11.021 personnes sous écrou mais non détenues (+ 3,6 % en un an) et 171.222 sans écrou (- 1,1 % en un an). Cette dernière catégorie inclut 215 condamnés sous contrainte pénale.

La population détenue comprend 25 % de prévenus ; les personnes sous écrou mais non détenues sont exclusivement des condamnés (pour l’essentiel sous surveillance électronique) ; la population des personnes placées sous main de justice hors écrou comprend 97 % de condamnés (condamnés au sursis avec mise à l’épreuve et/ou au travail d’intérêt général, condamnés en libération conditionnelle…).

Près des 78 % des condamnés suivis par l’administration pénitentiaire le sont dans la communauté (en milieu ouvert) et 22 % seulement en détention.

*****************

Au 1er janvier 2012, il y avait :

  • 487 condamnés en cours d’exécution d’une peine de réclusion criminelle à perpétuité.
  • 1.830 condamnés en cours d’exécution d’une peine entre 20 et 30 ans.
  • 5.297 condamnés en cours d’exécution d’une peine entre 10 et 20 ans.

******************

Téléchargez le dossier présentant l’ensemble des chiffres de juillet 2017.

 

Sources  : Direction de l’Administration pénitentiaire et OPALE

Faire un don

Pour soutenir la mission de la Fondation, chaque don est essentiel

Déposer un dossier

Professionnels au service de l’humain, déposez votre demande d'aide

Fondation de France

La Fondation Après-Tout est placée sous l'égide de la Fondation de France