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En France, le Conseil national de l‘Ordre des médecins se mobilise contre le COVID-19

En France, le Conseil national de l‘Ordre des médecins se mobilise contre le COVID-19

Mobilisation de l’ensemble du corps médical

Depuis plusieurs semaines, l’ensemble du corps médical est pleinement mobilisé aux côtés des patients et des pouvoirs publics pour faire face à la grave crise sanitaire que nous traversons. L’Ordre des médecins salue leur dévouement et leur sens de la responsabilité collective. A l’hôpital, dans leur cabinet ou au domicile de nos concitoyens, ils font chaque jour l’honneur de la profession.

L’Ordre sait les difficultés auxquelles les médecins font face. Les questions qu’ils se posent sont nombreuses, face à une situation inconnue et qui évolue tous les jours. Dans ces circonstances, il se tient à leurs côtés pour répondre à toutes leurs questions, dans leurs départements comme au niveau national.

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Démographie médicale : entre bonnes et mauvaises nouvelles

Démographie médicale : entre bonnes et mauvaises nouvelles

Note rédigée par Marie-Antoinette Piens

Nombre de médecins inscrits au Tableau de l’Ordre au 1er janvier 2018 : 296 755, soit 5781 de plus qu’en 2017 (+1,9%) par augmentation des médecins retraités (+2,9%). Parmi ces médecins, 217 107 sont en activité totale (soit 0,5% de plus) et 79 648 sont retraités dont 17 373 en cumul emploi-retraite (activité libérale/ mixte/ salariée hors remplaçant).

Nombre de médecins inscrits en activité régulière au 1er janvier 2018 : 197 254. La part de l’activité régulière représente 66,7% des inscrits au tableau de l’Ordre tandis qu’elle représentait 78% de l’ensemble des médecins en 2007. Entre 2017 et 2018, la part de l’activité régulière a diminué de 1,3 point passant ainsi de 68 % à 66,7% au profit des retraités actifs.

Depuis 2010, l’activité intermittente (essentiellement représentée par celle des médecins remplaçants) a augmenté de 22,7% et de 7,2% depuis 2017.

La répartition de ces médecins remplaçants et des médecins retraités actifs est en forte partie liée à la métropolisation de la population française.

L’étude de la variation des effectifs 2017-2018 des médecins en activité totale met en évidence des contrastes territoriaux entre : – d’une part le littoral atlantique, la majeure partie des départements de la Région PACA, la frange est de la Région Auvergne Rhône Alpes et une large majorité des départements hospitalo-universitaires qui gagnent des médecins – et d’autre part une diagonale dite du vide, du Nord Est à l’intérieur du Sud-Ouest, qui perdent des médecins. Parmi les territoires d’Outre-Mer, la Guyane enregistre une hausse des médecins (+3,4%) alors qu’à Mayotte, leur nombre est en diminution (-2,1%).

L’âge moyen des médecins inscrits au Tableau (57,1 ans) est globalement plus élevé dans la moitié Sud de l’Hexagone mais également selon une diagonale du Nord-Est au Sud-Ouest du territoire. L’âge moyen des actifs réguliers en 2018 en France est de 50,7 ans avec un minimum pour le département de l’Ille et Vilaine (47,5 ans) et un maximum pour le département de la Creuse (54,7 ans).

Actuellement, les médecins âgés de plus de 60 ans représentent 45,1% de l’ensemble des inscrits et ceux de moins de 40 ans 17,6%.

Les départements hospitalo-universitaires ont un âge moyen significativement plus faible que les autres départements à l’exception de la Seine St Denis qui a un âge moyen supérieur à la moyenne nationale ce qui pose la question spécifique de l’attractivité de ce département. L’âge moyen est de 48,3 ans pour le Rhône.

Le ratio des médecins inscrits selon le genre fait apparaître une féminisation accrue par rapport à janvier 2017 (43% de femmes et 57% d’hommes). On observe de grandes disparités départementales. Certains départements sont davantage féminins que la moyenne française (47,5%) : l’Ille et Vilaine (52,1%), le Puy de Dôme (51,5%) ou la Haute Garonne (53,1%). La féminisation des médecins en activité régulière exerçant la médecine générale est prépondérante chez les jeunes médecins.

Disparités dans les spécialités : actuellement, le Tableau de l’Ordre recense 87 801 médecins généralistes en activité régulière soit une diminution de 7% des effectifs depuis 2010 (6460 médecins en moins) et une diminution de 0.4% depuis 2017. Par contre on observe une augmentation des spécialistes médicaux : + 3% (à l’exception des ophtalmologistes, des dermatologues et des psychiatres) et des chirurgiens : + 8%.

Selon le mode d’exercice : depuis 2010, les médecins généralistes ont tendance à défavoriser l’exercice libéral (- 3,5 points) au profit de l’exercice salarié (+ 4 points) pouvant ainsi questionner la disponibilité des ressources en offre de soins de 1er recours. Désormais les médecins salariés (47,1%) sont plus nombreux que les médecins qui choisissent l’exercice libéral (42, 6%).

Médecin, un métier dangereux ?

Médecin, un métier dangereux ?

Note rédigée par Marie-Antoinette Piens

« Médecin, un métier dangereux ? ». C’est la question posée dans le bulletin de l’Ordre national des médecins (mai-juin 2018).

L’Observatoire de la sécurité des médecins (Dr Hervé Boissin, coordonnateur de l’Observatoire de la sécurité des médecins) a recensé, en 2017, 1035 agressions de médecins dans le cadre de leur exercice : 638 attaques verbales (62%), 239 vols ou tentatives de vol (23%), 88 actes de vandalisme (8%) et 75 agressions physiques (7%) – résultats probablement sous-estimés car s’appuyant sur les déclarations volontaires des médecins.

Ce qui est inquiétant c’est l’augmentation de ces agressions (de 7% par rapport à 2016) qui concernent en premier lieu les médecins généralistes (61% des déclarations). Dans 51% des cas, les médecins victimes de ces violences sont des femmes.

Toutes les régions sont concernées et, dans les villes, aucun quartier n’est à l’abri.

L’auteur des violences est, dans 50% des cas, le patient lui-même, et, dans 16% des cas, la personne qui l’accompagne (parent d’enfant en particulier).

Les motifs d’agression sont :

  • dans 29% des cas un reproche relatif à une prise en charge,
  • dans 22% un vol,
  • dans 14% un refus de prescription (médicaments, arrêt de travail…),
  • dans 10% un temps d’attente jugé excessif,
  • dans 10% la falsification de documents (ordonnance, certificat médical…)

Les médecins hésitent souvent à porter plainte (dans seulement 38% des cas) alors qu’il s’agit de délits pénaux. Le Conseil national de l’Ordre des médecins (CNOM) souhaite qu’au moins les médecins agressés remplissent une fiche de signalement d’incident via le site Internet du CNOM « pour que le médecin agressé reçoive, s’il le souhaite, le soutien de l’institution ordinale et pour permettre au Conseil de l’Ordre de connaître plus précisément la nature des événements au niveau local, d’analyser les problèmes rencontrer par les praticiens et d’étudier les réponses possibles. »

Le risque des ces agressions, surtout lorsqu’elles sont répétées, est le départ des médecins agressés et/ou le refus d’installation de nouveaux médecins, ce qui contribue à la désertification médicale de certains territoires.

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