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« Corbacabana » ou le quotidien d’un écrivain public en prison

« Corbacabana » ou le quotidien d’un écrivain public en prison

Ce qui se déroule derrière les murs d’une prison demeure, pour la plupart d’entre nous, mal connu, voire fantasmé.

Le livre écrit par Jean Desfonds arrive donc à point nommé puisque les derniers chiffres communiqués par l’Administration pénitentiaire témoignent de la surpopulation carcérale : MESURE MENSUELLE DE L’INCARCERATION au 1er octobre 2018.

Essentiel est donc de savoir qui vit et travaille derrière les murs des prisons françaises.

Aussi, passionnant est ce témoignage d’un des écrivains public intervenant en centre pénitentiaire. Il bouleverse l’angle de vue sur les personnes détenues car, avec lui, c’est rencontrer l’humain plutôt que le délinquant ou le criminel.

Au travers de 57 portraits, ce témoignage enraciné dans l’expérience des prisons lyonnaises nous donne à entendre le bouillonnement des voix et des appels qui résonnent derrière les grilles. Il faut savoir qu’au 1er octobre 2018, la maison d’arrêt de Lyon-Corbas prévue pour 688 personnes détenues accueillait en fait autour de 850 personnes (*).

N’hésitez pas à lire quelques bonnes feuilles de l’ouvrage en cliquant sur « Lire un extrait » (colonne de gauche)…

D’un enfer à l’autre

Pas besoin d’être un féru d’histoire pour se douter qu’un Kosovar de trente ans n’a pas pu vivre une enfance et une jeunesse paisibles.

L’éclatement de la Yougoslavie a été marqué, pour ce petit coin de terre, par la guerre, des violences inouïes, des frappes aériennes, des massacres, des exodes et des administrations successives où l’on peine à se retrouver :

J’ai appris « je, tu, il » avec les Français ! m’explique Dijan.

Il n’a guère été au-delà dans son apprentissage d’une langue qu’il parle péniblement, d’autant qu’à 9 h 45, il vient tout juste d’être réveillé par le surveillant qui l’a incité à venir me voir.

Ces levers tardifs ne doivent pas tout à la paresse.

Les détenus sont souvent tenus en éveil par la télévision – auxiliaire pratique des surveillants pour faire régner le calme ! – et l’angoisse propre à ceux qui ressassent indéfiniment leurs problèmes insolubles et leur situation sans issue immédiate, qui se débattent avec leurs souvenirs, qui pensent à ceux qu’ils ont laissés « dehors », qui sont stressés par les cris, les bruits quasi incessants de la prison.

L’absence d’exercice physique au long de la journée ne facilite pas non plus le sommeil.

S’ils finissent par s’endormir sur le matin – parfois aidés par quelque somnifère prodigué par un médecin compatissant – ils peuvent avoir quelque peine à émerger pour les rendez-vous de la journée…

Le conseiller pénitentiaire qui a reçu Dijan au quartier arrivants m’a demandé de passer le voir pour lui faire « une rafale de courriers » !

Dijan est arrivé en France en 2012. Il a vécu longtemps à la rue avant de se retrouver dans un foyer à Saint-Étienne.

J’ai pris 9 mois… Vol… me déclare-t-il sobrement.

En sortant progressivement des brumes du sommeil, il retrouve tout ce qu’il doit régler sans tarder :

Il faut écrire à foyer, d’abord.

Nous faisons donc savoir au directeur du foyer où il était logé que Dijan est incarcéré et que sa chambre peut être libérée.

Il faudrait aussi qu’il rassemble les divers papiers de Dijan et les mette de côté, jusqu’à son retour… Les vêtements ? Il peut les donner ou les jeter…

Jean Desfonds, Corbacabana. Écrivain public en prison, Editions du Panthéon, Paris, 2018, 216 pages, 18,90 euros.

 


(*) Le chiffre de 939 donné par la DAP inclut en fait les personnes écrouées hospitalisées à l’UHSI (hôpital de Lyon Sud) et à l’UHSA (hôpital du Vinatier).

Prisons : 70.367 personnes sont incarcérées en France

Prisons : 70.367 personnes sont incarcérées en France

Au 1er avril 2018, 82.086 personnes étaient écrouées. La population en détention franchit de nouveau le seuil des 70.000 détenus, à 70.367, dont 49.515 condamnés.

Le nombre de personnes écrouées, ainsi que celui des détenus, continue d’augmenter, bien que plus faiblement que l’année dernière (+0,2 % pour les personnes détenues par rapport au 1er avril 2017, contre +2,7 % entre 2016 et 2017).

Cette hausse est essentiellement celle du nombre des prévenus et des placements sous surveillance électronique, le nombre de condamnés diminuant légèrement.

Des tendances structurelles se poursuivent :

  • le nombre de prévenus (20.852), en croissance continue depuis octobre 2017 (hormis au 1er janvier 2018), atteint un plus haut depuis 12 ans (juillet 2005) ;
  • depuis le début de l’année, le nombre d’aménagements de peine en détention (semi-liberté, placements extérieurs non hébergés) diminue, alors qu’il augmente hors détention (PSE, PE hébergés) ;
  • le nombre des mineurs et des femmes ne cesse de croître, pour atteindre respectivement 872 (+3,6 % mensuellement et + 1,6 % annuellement) et 3 157 (+0,7 % sur le mois et +5,7 %).

La densité carcérale moyenne s’élève à 118,3 % (au 1er avril 2017, elle était de 119,7 %) mais toutes les directions interrégionales enregistrent une plus forte surpopulation dans les maisons d’arrêt.

La situation reste critique dans les interrégions de Paris et Toulouse et, dans une moindre mesure, de Marseille.

Le nombre des matelas au sol est en baisse (1 628 contre 1 883 au 1er avril 2017).

Source : Ministère de la justice

81.377 personnes sous écrou en France au 1er mars 2018, par Vincent Feroldi

81.377 personnes sous écrou en France au 1er mars 2018, par Vincent Feroldi

Au 1er mars 2018, 69.879 personnes étaient incarcérées en France, ce qui représente une hausse de 0,6 % par rapport au mois de mars 2017 (69.430). Au 1er février 2018, il y avait 68.596 personnes incarcérées, ce qui représente une baisse mensuelle de 0,4 %.

Parmi le total des personnes incarcérées, le nombre de personnes prévenues s’élève à 20.788 pour 49.091 personnes condamnées, soit 29,51 % des personnes incarcérées (29,74 % au 1er février 2018). Cela représente une hausse de 2,5 % par rapport à l’année précédente (en mars 2017, on dénombrait 20.273 prévenus).

Il y avait en ce début mars 2018 en France 81.377 personnes sous écrou dont 69.879 incarcérées. Le nombre de personnes sous écrou est en hausse de 1 % sur douze mois (824 personnes sous écrou de plus).

Les détenus mis en placement sous surveillance électronique sont 10.907 dont 304 en libération sous contrainte. On est ainsi au-dessus de la barre des 10.000 et on s’éloigne du  mauvais chiffre d’octobre 2017 : 9.980.

Resté sous la barre des soixante mille pendant les années 1990, et passé sous les cinquante mille en 2001, le nombre de détenus a augmenté depuis, parallèlement à l’importance prise dans la vie politique par le thème de l’insécurité. La situation est considérée comme critique par les syndicats de personnels pénitentiaires et de magistrats, avec des entassements de détenus jugés particulièrement graves dans les maisons d’arrêt, en principe réservées aux personnes non jugées. La directrice de la maison d’arrêt de Villepinte avait pour sa part annoncé à la fin de mars 2017 qu’elle n’accueillerait pas de nouveaux détenus, son taux d’occupation ayant atteint le record de 201 %.

En ce mois de mars 2018, les prisons françaises demeurent surchargées et le Contrôleur général des lieux de privations de liberté dénonce par des recommandations en urgence l’insalubrité de certains établissements pénitentiaires de notre pays (Nouméa, Baumettes).

Le quartier « femmes » de la maison d’arrêt de Lyon-Corbas est ainsi occupé à 170 %, soit 102 femmes pour 60 places.

Le rapport annuel 2016 de la Contrôleuse générale des lieux de privation de liberté a dénoncé, en avril 2017, un recul des droits fondamentaux et une « escalade » répressive en milieu carcéral.

Un livre blanc sur l’immobilier pénitentiaire a été remis au ministre de la justice par Jean-René Lecerf, président de la Commission du livre blanc, le 4 avril 2017.

Les mineurs écroués sont 842 au 1er mars 2018, ce qui représente une hausse de 0,8 % par rapport au mois précédent (835 au 1er février 2018). Dix écroués ne sont pas détenus. Ils étaient 797 au 1er mars 2017. Les mineurs détenus représentent 1,2 % des personnes incarcérées.

Au 1er mars 2018, 270 d’entre eux étaient dans des établissements pour mineurs (EPM). Ces établissements sont sous-occupés (352 places opérationnelles, soit 80 places inoccupées car 2 sont occupées par un majeur), alors que 562 mineurs (67,5 %) sont détenus dans d’autres établissements. Ils se répartissaient ainsi :

  • Meyzieu / Rhône : 41 détenus pour 60 places opérationnelles
  • Lavaur : 39 détenus pour 59 places opérationnelles
  • Quiévrechain : 43 détenus et 1 majeur pour 59 places opérationnelles
  • Marseille : 52 détenus pour 59 places opérationnelles
  • Orvault (Nantes) : 37 détenus et 1 majeur pour 55 places opérationnelles
  • Porcheville (Mantes) : 58 détenus pour 60 places opérationnelles

Il faut ajouter 15 femmes mineures détenues dans trois EPM (Lavaur, Quiévrechain et Rhône).

Il y a 3.134 femmes sous écrou au 1er mars 2018. 2.504 d’entre elles sont en prison. 630 bénéficient d’un aménagement de peine.

Au 1er mars 2018, 13.114 personnes écrouées bénéficient d’un aménagement de peine sous écrou, soit 21,6 % de l’ensemble des personnes écrouées condamnées (ce pourcentage ne tient pas compte des 431 condamnés en libération sous contrainte). Les aménagements de peine sont en hausse de 2,9 % en un an (12.739 au 1er mars 2017).

Il y a ainsi 942 personnes bénéficiant d’une mesure de placement à l’extérieur sans hébergement en mars 2018 (942 au 1er mars 2017), 1.569 d’une mesure de semi-liberté (1.607 au 1er mars 2017) et 10.603 d’un placement sous surveillance électronique (10.190 au 1er mars 2017).

Mais il y a aussi des libérations sous contrainte au nombre total de 431 : 115 condamnés en semi-liberté, 304 condamnés en placement sous surveillance électronique, 3 condamnés en placement extérieur hébergés et 9 condamnés en placement extérieur non hébergés.

Au 1er mars 2018, le parc pénitentiaire compte 59.902 places opérationnelles, grâce aux ouvertures des nouveaux établissements entre 2008 et 2018 – Mont-de-Marsan, Saint-Denis de la Réunion, Roanne, Lyon-Corbas, Nancy-Maxéville, Poitiers-Vivonne, Béziers, Le Mans, Bourg-en-Bresse, Rennes-Vezin, Le Havre, Lille-Annœullin, Réau, Orléans-Saran, Valence et l’UHSA de Marseille.

Au 1er mars 2018, 6 établissements ou quartiers ont une densité supérieure ou égale à 200 %, 37 établissements ou quartiers ont une densité supérieure ou égale à 150 et inférieure à 200 %, 54 établissements ou quartiers ont une densité supérieure ou égale à 120 et inférieure à 150 % et 24 établissements ou quartiers ont une densité supérieure ou égale à 100 et inférieure à 120 %.

Au 1er mars 2018, le nombre de détenus dormant sur un matelas posé à même le sol était de 1.640, soit 10 % de moins qu’il y a un an (1.822).

Depuis janvier 2018, l’Administration pénitentiaire publie la mesure mensuelle de l’incarcération. Voici la mesure du 1er mars 2018.

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Au 1er mars 2018, le nombre de détenus en surnombre était de 14.658. Le nombre moyen de détenus en surnombre était en 2010 de 9.280, en 2011 de 10.640, en 2012 de 12.340 et en 2013 de 12.910. Le taux de densité carcérale est de 116,7 %.

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Au 1er janvier 2015, le nombre de personnes placées sous main de justice recensées par l’administration pénitentiaire était de 249.513 contre 251.991 un an auparavant (- 1,0). Cette population est constituée de 66.270 personnes détenues (- 1,2 % en un an), 11.021 personnes sous écrou mais non détenues (+ 3,6 % en un an) et 171.222 sans écrou (- 1,1 % en un an). Cette dernière catégorie inclut 215 condamnés sous contrainte pénale.
La population détenue comprend 25 % de prévenus ; les personnes sous écrou mais non détenues sont exclusivement des condamnés (pour l’essentiel sous surveillance électronique) ; la population des personnes placées sous main de justice hors écrou comprend 97 % de condamnés (condamnés au sursis avec mise à l’épreuve et/ou au travail d’intérêt général, condamnés en libération conditionnelle…).
Près des 78 % des condamnés suivis par l’administration pénitentiaire le sont dans la communauté (en milieu ouvert) et 22 % seulement en détention.

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Au 1er janvier 2012, il y avait :
487 condamnés en cours d’exécution d’une peine de réclusion criminelle à perpétuité.
1.830 condamnés en cours d’exécution d’une peine entre 20 et 30 ans.
5.297 condamnés en cours d’exécution d’une peine entre 10 et 20 ans.

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Téléchargez le dossier présentant l’ensemble des chiffres de mars 2018.
Sources : Direction de l’Administration pénitentiaire et OPALE

80.893 personnes sous écrou en France au 1er février 2018, par Vincent Feroldi

80.893 personnes sous écrou en France au 1er février 2018, par Vincent Feroldi

Au 1er février 2018, 69.596 personnes étaient incarcérées en France, ce qui représente une hausse de 0,8 % par rapport au mois de février 2017 (69.077). Au 1er janvier 2017, il y avait 68.974 personnes incarcérées, ce qui représente une baisse mensuelle de 0,9 %.

Parmi le total des personnes incarcérées, le nombre de personnes prévenues s’élève à 20.541 pour 49.055 personnes condamnées, soit 29,51 % des personnes incarcérées (28,72 % au 1er janvier 2018). Cela représente une hausse de 1,8 % par rapport à l’année précédente (en février 2017, on dénombrait 20.176 prévenus).

Il y avait en ce début février 2018 en France 80.893 personnes sous écrou dont 69.596 incarcérées. Le nombre de personnes sous écrou est en hausse de 1,3 % sur douze mois (1.018 personnes sous écrou de plus).

Les détenus mis en placement sous surveillance électronique sont 10.712 dont 291 en libération sous contrainte. On est ainsi au-dessus de la barre des 10.000 et on s’éloigne du  mauvais chiffre d’octobre 2017 : 9.980.

Resté sous la barre des soixante mille pendant les années 1990, et passé sous les cinquante mille en 2001, le nombre de détenus a augmenté depuis, parallèlement à l’importance prise dans la vie politique par le thème de l’insécurité. La situation est considérée comme critique par les syndicats de personnels pénitentiaires et de magistrats, avec des entassements de détenus jugés particulièrement graves dans les maisons d’arrêt, en principe réservées aux personnes non jugées. La directrice de la maison d’arrêt de Villepinte avait pour sa part annoncé à la fin de mars 2017 qu’elle n’accueillerait pas de nouveaux détenus, son taux d’occupation ayant atteint le record de 201 %.
En ce mois de février 2018, les prisons françaises demeurent surchargées et le Contrôleur général des lieux de privations de liberté dénonce par des recommandations en urgence l’insalubrité de certains établissements pénitentiaires de notre pays (Nouméa, Baumettes).

Le quartier « femmes » de la maison d’arrêt de Lyon-Corbas est ainsi occupé à 160 %, soit 96 femmes pour 60 places.

Le rapport annuel 2016 de la Contrôleuse générale des lieux de privation de liberté a dénoncé, en avril 2017, un recul des droits fondamentaux et une « escalade » répressive en milieu carcéral.

Un livre blanc sur l’immobilier pénitentiaire a été remis au ministre de la justice par Jean-René Lecerf, président de la Commission du livre blanc, le 4 avril 2017.

Les mineurs écroués sont 835 au 1er février 2018, ce qui représente une hausse de 6,6 % par rapport au mois précédent (783 au 1er janvier 2018). Sept écroués ne sont pas détenus. Ils étaient 784 au 1er février 2017. Les mineurs détenus représentent 1,2 % des personnes incarcérées.

Au 1er février 2018, 265 d’entre eux étaient dans des établissements pour mineurs (EPM). Ces établissements sont sous-occupés (352 places opérationnelles, soit 85 places inoccupées car 2 sont occupées par un majeur), alors que 563 mineurs (67,9 %) sont détenus dans d’autres établissements. Ils se répartissaient ainsi :

  • Meyzieu / Rhône : 47 détenus pour 60 places opérationnelles
  • Lavaur : 34 détenus pour 59 places opérationnelles
  • Quiévrechain : 44 détenus pour 59 places opérationnelles
  • Marseille : 44 détenus pour 59 places opérationnelles
  • Orvault (Nantes) : 36 détenus et 2 majeurs pour 55 places opérationnelles
  • Porcheville (Mantes) : 60 détenus pour 60 places opérationnelles

Il faut ajouter 15 femmes mineures détenues dans trois EPM (Lavaur, Quiévrechain et Rhône).

Il y a 3.103 femmes sous écrou au 1er février 2018. 2.464 d’entre elles sont en prison. 639 bénéficient d’un aménagement de peine.

Au 1er février 2018, 12.809 personnes écrouées bénéficient d’un aménagement de peine sous écrou, soit 21,2 % de l’ensemble des personnes écrouées condamnées (ce pourcentage ne tient pas compte des 448 condamnés en libération sous contrainte). Les aménagements de peine sont en hausse de 3,6 % en un an (12.369 au 1er février 2017).

Il y a ainsi 895 personnes bénéficiant d’une mesure de placement à l’extérieur sans hébergement en janvier 2018 (900 au 1er février 2017), 1.508 d’une mesure de semi-liberté (1.543 au 1er février 2017) et 10.406 d’un placement sous surveillance électronique (9.927 au 1er février 2017).

Mais il y a aussi des libérations sous contrainte au nombre total de 448 : 128 condamnés en semi-liberté, 291 condamnés en placement sous surveillance électronique, 6 condamnés en placement extérieur hébergés et 23 condamnés en placement extérieur non hébergés.

Au 1er février 2018, le parc pénitentiaire compte 59.848 places opérationnelles, grâce aux ouvertures des nouveaux établissements entre 2008 et 2018 – Mont-de-Marsan, Saint-Denis de la Réunion, Roanne, Lyon-Corbas, Nancy-Maxéville, Poitiers-Vivonne, Béziers, Le Mans, Bourg-en-Bresse, Rennes-Vezin, Le Havre, Lille-Annœullin, Réau, Orléans-Saran, Valence et l’UHSA de Marseille (qui n’accueille pas encore de détenus).

Au 1er février 2018, 3 établissements ou quartiers ont une densité supérieure ou égale à 200 %, 46 établissements ou quartiers ont une densité supérieure ou égale à 150 et inférieure à 200 %, 50 établissements ou quartiers ont une densité supérieure ou égale à 120 et inférieure à 150 % et 25 établissements ou quartiers ont une densité supérieure ou égale à 100 et inférieure à 120 %.

Au 1er février 2018, le nombre de détenus dormant sur un matelas posé à même le sol était de 1.569, soit 5 % de moins qu’il y a un an (1.651).

Depuis janvier 2018, l’Administration pénitentiaire publie la mesure mensuelle de l’incarcération. Voici la mesure du 1er février 2018.

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Au 1er janvier 2018, le nombre de détenus en surnombre était de 14.238. Le nombre moyen de détenus en surnombre était en 2010 de 9.280, en 2011 de 10.640, en 2012 de 12.340 et en 2013 de 12.910. Le taux de densité carcérale est de 118 %.

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Au 1er janvier 2015, le nombre de personnes placées sous main de justice recensées par l’administration pénitentiaire était de 249.513 contre 251.991 un an auparavant (- 1,0). Cette population est constituée de 66.270 personnes détenues (- 1,2 % en un an), 11.021 personnes sous écrou mais non détenues (+ 3,6 % en un an) et 171.222 sans écrou (- 1,1 % en un an). Cette dernière catégorie inclut 215 condamnés sous contrainte pénale.
La population détenue comprend 25 % de prévenus ; les personnes sous écrou mais non détenues sont exclusivement des condamnés (pour l’essentiel sous surveillance électronique) ; la population des personnes placées sous main de justice hors écrou comprend 97 % de condamnés (condamnés au sursis avec mise à l’épreuve et/ou au travail d’intérêt général, condamnés en libération conditionnelle…).
Près des 78 % des condamnés suivis par l’administration pénitentiaire le sont dans la communauté (en milieu ouvert) et 22 % seulement en détention.

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Au 1er janvier 2012, il y avait :
487 condamnés en cours d’exécution d’une peine de réclusion criminelle à perpétuité.
1.830 condamnés en cours d’exécution d’une peine entre 20 et 30 ans.
5.297 condamnés en cours d’exécution d’une peine entre 10 et 20 ans.

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Téléchargez le dossier présentant l’ensemble des chiffres de février 2018.
Sources : Direction de l’Administration pénitentiaire et OPALE

79.785 personnes sous écrou en France au 1er janvier 2018, par Vincent Feroldi

79.785 personnes sous écrou en France au 1er janvier 2018, par Vincent Feroldi

Au 1er janvier 2018, 68.974 personnes étaient incarcérées en France, ce qui représente une hausse de 0,8 % par rapport au mois de janvier 2017 (68.432). Au 1er décembre 2017, il y avait 69.714 personnes incarcérées, ce qui représente une baisse mensuelle de 1,1 %.

Parmi le total des personnes incarcérées, le nombre de personnes prévenues s’élève à 19.815 pour 49.159 personnes condamnées, soit 28,72 % des personnes incarcérées (29,25 % au 1er décembre 2017). Cela représente une hausse de 0,8 % par rapport à l’année précédente (en janvier 2017, on dénombrait 19.498 prévenus).

Il y avait en ce début janvier 2018 en France 79.785 personnes sous écrou dont 68.974 incarcérées. Le nombre de personnes sous écrou est en hausse de 1,3 % sur douze mois (989 personnes sous écrou de plus).

Les détenus mis en placement sous surveillance électronique sont 10.241 dont 334 en libération sous contrainte. On a ainsi repassé la barre des 10.000 après le mauvais chiffre d’octobre : 9.980.

Resté sous la barre des soixante mille pendant les années 1990, et passé sous les cinquante mille en 2001, le nombre de détenus a augmenté depuis, parallèlement à l’importance prise dans la vie politique par le thème de l’insécurité. La situation est considérée comme critique par les syndicats de personnels pénitentiaires et de magistrats, avec des entassements de détenus jugés particulièrement graves dans les maisons d’arrêt, en principe réservées aux personnes non jugées. La directrice de la maison d’arrêt de Villepinte avait pour sa part annoncé à la fin de mars 2017 qu’elle n’accueillerait pas de nouveaux détenus, son taux d’occupation ayant atteint le record de 201 %.

En ce mois de janvier 2018, les prisons françaises demeurent surchargées et le Contrôleur général des lieux de privations de liberté dénonce par des recommandations en urgence l’insalubrité de certains établissements pénitentiaires de notre pays (Nouméa, Baumettes). Le quartier « femmes » de la maison d’arrêt de Lyon-Corbas est ainsi occupé à 162 %, soit 97 femmes pour 60 places.

Le rapport annuel 2016 de la Contrôleuse générale des lieux de privation de liberté a dénoncé, en avril 2017, un recul des droits fondamentaux et une « escalade » répressive en milieu carcéral.

Un livre blanc sur l’immobilier pénitentiaire a été remis au ministre de la justice par Jean-René Lecerf, président de la Commission du livre blanc, le 4 avril 2017.

Les mineurs écroués sont 783 au 1er janvier 2018, ce qui représente une baisse de 2 % par rapport au mois précédent (799 au 1er décembre 2017). Onze écroués ne sont pas détenus. Ils étaient 752 au 1er décembre 2016. Les mineurs détenus représentent 1,1 % des personnes incarcérées.

Au 1er janvier 2018, 244 d’entre eux étaient dans des établissements pour mineurs (EPM). Ces établissements sont sous-occupés (352 places opérationnelles, soit 102 places inoccupées car 6 sont occupées par un majeur), alors que 528 mineurs (68,4 %) sont détenus dans d’autres établissements. Ils se répartissaient ainsi :

  • Meyzieu / Rhône : 42 détenus et 1 majeur pour 60 places opérationnelles
  • Lavaur : 36 détenus pour 59 places opérationnelles
  • Quiévrechain : 29 détenus pour 59 places opérationnelles
  • Marseille : 48 détenus pour 59 places opérationnelles
  • Orvault (Nantes) : 40 détenus et 5 majeurs pour 55 places opérationnelles
  • Porcheville (Mantes) : 49 détenus pour 60 places opérationnelles

Il faut ajouter 11 femmes mineures détenues dans trois EPM (Lavaur, Quiévrechain et Rhône).
Il y a 2.975 femmes sous écrou au 1er janvier 2018. 2.393 d’entre elles sont en prison. 582 bénéficient d’un aménagement de peine.

Au 1er janvier 2018, 12.631 personnes écrouées bénéficient d’un aménagement de peine sous écrou, soit 20,4 % de l’ensemble des personnes écrouées condamnées (ce pourcentage ne tient pas compte des 502 condamnés en libération sous contrainte). Les aménagements de peine sont en hausse de 2,8 % en un an (11.913 au 1er janvier 2017).

Il y a ainsi 847 personnes bénéficiant d’une mesure de placement à l’extérieur sans hébergement en janvier 2018 (855 au 1er janvier 2017), 1.493 d’une mesure de semi-liberté (1.553 au 1er janvier 2017) et 9.907 d’un placement sous surveillance électronique (9.505 au 1er janvier 2017).

Mais il y a aussi des libérations sous contrainte au nombre total de 502 : 130 condamnés en semi-liberté, 334 condamnés en placement sous surveillance électronique, 13 condamnés en placement extérieur hébergés et 25 condamnés en placement extérieur non hébergés.

Au 1er janvier 2018, le parc pénitentiaire compte 59.765 places opérationnelles, grâce aux ouvertures des nouveaux établissements entre 2008 et 2018 – Mont-de-Marsan, Saint-Denis de la Réunion, Roanne, Lyon-Corbas, Nancy-Maxéville, Poitiers-Vivonne, Béziers, Le Mans, Bourg-en-Bresse, Rennes-Vezin, Le Havre, Lille-Annœullin, Réau, Orléans-Saran, Valence et l’UHSA de Marseille (qui n’accueille pas encore de détenus).

Au 1er décembre 2017, 3 établissements ou quartiers ont une densité supérieure ou égale à 200 %, 35 établissements ou quartiers ont une densité supérieure ou égale à 150 et inférieure à 200 %, 60 établissements ou quartiers ont une densité supérieure ou égale à 120 et inférieure à 150 % et 25 établissements ou quartiers ont une densité supérieure ou égale à 100 et inférieure à 120 %.

Au 1er janvier 2018, le nombre de détenus dormant sur un matelas posé à même le sol était de 1.528, soit 6,7 % de moins qu’il y a un an (1.638).

Depuis janvier 2018, l’Administration pénitentiaire publie la mesure mensuelle de l’incarcération. Voici la mesure du 1er janvier 2018.

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Au 1er janvier 2018, le nombre de détenus en surnombre était de 14.238. Le nombre moyen de détenus en surnombre était en 2010 de 9.280, en 2011 de 10.640, en 2012 de 12.340 et en 2013 de 12.910. Le taux de densité carcérale est de 118 %.

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Au 1er janvier 2015, le nombre de personnes placées sous main de justice recensées par l’administration pénitentiaire était de 249.513 contre 251.991 un an auparavant (- 1,0). Cette population est constituée de 66.270 personnes détenues (- 1,2 % en un an), 11.021 personnes sous écrou mais non détenues (+ 3,6 % en un an) et 171.222 sans écrou (- 1,1 % en un an). Cette dernière catégorie inclut 215 condamnés sous contrainte pénale.

La population détenue comprend 25 % de prévenus ; les personnes sous écrou mais non détenues sont exclusivement des condamnés (pour l’essentiel sous surveillance électronique) ; la population des personnes placées sous main de justice hors écrou comprend 97 % de condamnés (condamnés au sursis avec mise à l’épreuve et/ou au travail d’intérêt général, condamnés en libération conditionnelle…).

Près des 78 % des condamnés suivis par l’administration pénitentiaire le sont dans la communauté (en milieu ouvert) et 22 % seulement en détention.

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Au 1er janvier 2012, il y avait :

  • 487 condamnés en cours d’exécution d’une peine de réclusion criminelle à perpétuité.
  • 1.830 condamnés en cours d’exécution d’une peine entre 20 et 30 ans.
  • 5.297 condamnés en cours d’exécution d’une peine entre 10 et 20 ans.

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Téléchargez le dossier présentant l’ensemble des chiffres de janvier 2018.

Sources : Direction de l’Administration pénitentiaire et OPALE

80.811 personnes sous écrou en France au 1er décembre 2017

80.811 personnes sous écrou en France au 1er décembre 2017

Au 1er décembre 2017, 69.714 personnes étaient incarcérées en France, ce qui représente une hausse de 1 % par rapport au mois de décembre 2016 (69.012). Au 1er novembre 2017, il y avait 69.307 personnes incarcérées, ce qui représente une hausse mensuelle de 0,6 %.

Parmi le total des personnes incarcérées, le nombre de personnes prévenues s’élève à 20.396 pour 49.318 personnes condamnées, soit 29,25 % des personnes incarcérées (29,29 % au 1er novembre 2017). Cela représente une hausse de 2,4 % par rapport à l’année précédente (en décembre 2016, on dénombrait 19 .925 prévenus).

Il y avait en ce début décembre 2017 en France 80.811 personnes sous écrou dont 69.714 incarcérées. Le nombre de personnes sous écrou est en hausse de 1,5 % sur douze mois (1.230 personnes sous écrou de plus).

Les détenus mis en placement sous surveillance électronique sont 10.519 dont 332 en libération sous contrainte. On a ainsi repassé la barre des 10.000 après le mauvais chiffre d’octobre : 9.980.

Resté sous la barre des soixante mille pendant les années 1990, et passé sous les cinquante mille en 2001, le nombre de détenus a augmenté depuis, parallèlement à l’importance prise dans la vie politique par le thème de l’insécurité. La situation est considérée comme critique par les syndicats de personnels pénitentiaires et de magistrats, avec des entassements de détenus jugés particulièrement graves dans les maisons d’arrêt, en principe réservées aux personnes non jugées. La directrice de la maison d’arrêt de Villepinte avait pour sa part annoncé à la fin de mars 2017 qu’elle n’accueillerait pas de nouveaux détenus, son taux d’occupation ayant atteint le record de 201 %.

En ce mois de décembre 2017, les prisons françaises demeurent surchargées et le Contrôleur général des lieux de privations de liberté dénonce par des recommandations en urgence l’insalubrité de certains établissements pénitentiaires de notre pays (Nouméa, Baumettes). Le quartier « femmes » de la maison d’arrêt de Lyon-Corbas est ainsi occupé à 158 %, soit 95 femmes pour 60 places.

Le rapport annuel 2016 de la Contrôleuse générale des lieux de privation de liberté a dénoncé, en avril 2017, un recul des droits fondamentaux et une « escalade » répressive en milieu carcéral.

Un livre blanc sur l’immobilier pénitentiaire a été remis au ministre de la justice par Jean-René Lecerf, président de la Commission du livre blanc, le 4 avril 2017.

Les mineurs écroués sont 799 au 1er décembre 2017, ce qui représente une baisse de 3,9 % par rapport au mois précédent (831 au 1er novembre 2017). Sept écroués ne sont pas détenus. Ils étaient 752 au 1er décembre 2016. Les mineurs détenus représentent 1,1 % des personnes incarcérées.

Au 1er novembre 2017, 274 d’entre eux étaient dans des établissements pour mineurs (EPM). Ces établissements sont sous-occupés (352 places opérationnelles, soit 74 places inoccupées car 4 sont occupées par un majeur), alors que 525 mineurs (65,7 %) sont détenus dans d’autres établissements. Ils se répartissaient ainsi :

  • Meyzieu / Rhône : 44 détenus et 1 majeur pour 60 places opérationnelles
  • Lavaur : 45 détenus pour 59 places opérationnelles
  • Quiévrechain : 45 détenus et 1 majeur pour 59 places opérationnelles
  • Marseille : 50 détenus pour 59 places opérationnelles
  • Orvault (Nantes) : 37 détenus et 2 majeurs pour 55 places opérationnelles
  • Porcheville (Mantes) : 53 détenus pour 60 places opérationnelles

Il faut ajouter 14 femmes mineures détenues dans trois EPM (Lavaur, Quiévrechain et Rhône).
Il y a 3.051 femmes sous écrou au 1er décembre 2017. 2.448 d’entre elles sont en prison. 603 bénéficient d’un aménagement de peine.

Au 1er décembre 2017, 12.631 personnes écrouées bénéficient d’un aménagement de peine sous écrou, soit 20,9 % de l’ensemble des personnes écrouées condamnées (ce pourcentage ne tient pas compte des 471 condamnés en libération sous contrainte). Les aménagements de peine sont en hausse de 3,4 % en un an (12.221 au 1er décembre 2016).

Il y a ainsi 876 personnes bénéficiant d’une mesure de placement à l’extérieur sans hébergement en décembre 2017 (866 au 1er décembre 2016), 1.568 d’une mesure de semi-liberté (1.641 au 1er décembre 2016) et 10.187 d’un placement sous surveillance électronique (9.714 au 1er décembre 2016).

Mais il y a aussi des libérations sous contrainte au nombre total de 471 : 112 condamnés en semi-liberté, 332 condamnés en placement sous surveillance électronique, 7 condamnés en placement extérieur hébergés et 20 condamnés en placement extérieur non hébergés.

Au 1er décembre 2017, le parc pénitentiaire compte 59.165 places opérationnelles, grâce aux ouvertures des nouveaux établissements entre 2008 et 2018 – Mont-de-Marsan, Saint-Denis de la Réunion, Roanne, Lyon-Corbas, Nancy-Maxéville, Poitiers-Vivonne, Béziers, Le Mans, Bourg-en-Bresse, Rennes-Vezin, Le Havre, Lille-Annœullin, Réau, Orléans-Saran, Valence et l’UHSA de Marseille (qui n’accueille pas encore de détenus).

Au 1er décembre 2017, 3 établissements ou quartiers ont une densité supérieure ou égale à 200 %, 40 établissements ou quartiers ont une densité supérieure ou égale à 150 et inférieure à 200 %, 53 établissements ou quartiers ont une densité supérieure ou égale à 120 et inférieure à 150 % et 31 établissements ou quartiers ont une densité supérieure ou égale à 100 et inférieure à 120 %.

Au 1er décembre 2017, le nombre de détenus dormant sur un matelas posé à même le sol était de 1.547, soit 6% de plus qu’il y a un an (1.459).

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Au 1er mars 2017, le nombre de détenus en surnombre était de 14.745. Le nombre moyen de détenus en surnombre était en 2010 de 9.280, en 2011 de 10.640, en 2012 de 12.340 et en 2013 de 12.910. Le taux de densité carcérale est de 118 %.

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Au 1er janvier 2015, le nombre de personnes placées sous main de justice recensées par l’administration pénitentiaire était de 249.513 contre 251.991 un an auparavant (- 1,0). Cette population est constituée de 66.270 personnes détenues (- 1,2 % en un an), 11.021 personnes sous écrou mais non détenues (+ 3,6 % en un an) et 171.222 sans écrou (- 1,1 % en un an). Cette dernière catégorie inclut 215 condamnés sous contrainte pénale.

La population détenue comprend 25 % de prévenus ; les personnes sous écrou mais non détenues sont exclusivement des condamnés (pour l’essentiel sous surveillance électronique) ; la population des personnes placées sous main de justice hors écrou comprend 97 % de condamnés (condamnés au sursis avec mise à l’épreuve et/ou au travail d’intérêt général, condamnés en libération conditionnelle…).

Près des 78 % des condamnés suivis par l’administration pénitentiaire le sont dans la communauté (en milieu ouvert) et 22 % seulement en détention.

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Au 1er janvier 2012, il y avait :

  • 487 condamnés en cours d’exécution d’une peine de réclusion criminelle à perpétuité.
  • 1.830 condamnés en cours d’exécution d’une peine entre 20 et 30 ans.
  • 5.297 condamnés en cours d’exécution d’une peine entre 10 et 20 ans.

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Téléchargez le dossier présentant l’ensemble des chiffres de décembre 2017.

Sources : Direction de l’Administration pénitentiaire et OPALE

L’évolution des peines d’emprisonnement de 2004 à 2016

L’évolution des peines d’emprisonnement de 2004 à 2016

Selon le Ministère de la justice, le nombre de condamnations prononcées à l’encontre de personnes majeures pour délit a augmenté de 17 % entre 2004 et 2016 .

Pour faire face à cette augmentation, des filières de poursuite simplifiées ont été créées : l’ordonnance pénale et la comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité.

Durant la même période, l’amende est devenue la peine la plus prononcée, au détriment de l’emprisonnement avec sursis simple. L’emprisonnement en tout ou partie ferme reste la troisième peine correctionnelle la plus prononcée, mais le volume d’emprisonnement ferme prononcé par les tribunaux et cours d’appel correctionnels a augmenté de 32 % pour atteindre le volume record de 87 300 années en 2016. Cette augmentation est imputable à hauteur de 22 points à la hausse du nombre de condamnations à une peine d’emprisonnement ferme en tout ou partie, et à hauteur de 10 points à une hausse du quantum ferme moyen.

La hausse du recours à l’emprisonnement va de pair avec une plus grande sélection des auteurs orientés vers une audience correctionnelle classique, à la fois pour des infractions sensiblement plus graves et plus souvent en état de récidive légale. La part des encourus d’emprisonnement supérieurs à 6 ans d’emprisonnement a augmenté. La part de la récidive légale est deux fois plus importante en 2014 qu’en 2004 parmi les condamnés (de 7 à 13 %) et a fortiori parmi les condamnés à de l’emprisonnement ferme (de 16 à 33 %).

Atteignant un peu plus de 8 mois, le quantum moyen d’emprisonnement ferme n’a jamais été aussi élevé qu’en 2016. La part des peines inférieures ou égales à 4 mois a diminué, passant de 60 % en 2007 à 49 % en 2016. Le recours à la peine d’un mois d’emprisonnement ferme est moins fréquent. C’est la part des peines d’emprisonnement ferme comprises entre 4 mois et 1 an qui a le plus progressé, alors que les parts des peines supérieures à deux ans et de celles supérieures à cinq ans sont restées stables.

En 2016, la convocation par officier de police judiciaire est la filière de poursuites qui contribue le plus à des peines d’emprisonnement en tout ou partie ferme (48 %), viennent ensuite les comparutions immédiates (28 %). Entre 2012 et 2016, la comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité est la filière dont la part augmente le plus parmi les peines d’emprisonnement en tout ou partie ferme, passant de 4 à 7 %.

Le volume d’emprisonnement en tout ou partie ferme a progressé de 12 % entre 2014 et 2016 (+ 9 500 années).

L’augmentation du nombre de décisions explique les trois quarts de cette évolution et celle du quantum moyen un quart. Toutes les filières participent à cette croissance.

Source : Infostat Justice n° 156 Décembre 2017 (téléchargeable)

79.133 personnes sous écrou en France au 1er octobre 2017

79.133 personnes sous écrou en France au 1er octobre 2017

Mise à jour en cours le 20 novembre 2017

Au 1er octobre 2017, 68.574 personnes étaient incarcérées en France, ce qui représente une hausse de 0,1 % par rapport au mois de octobre 2016 (68.514). Au 1er septembre 2017, il y avait 68.564 personnes incarcérées, ce qui représente une hausse mensuelle proche de 0 %.

Parmi le total des personnes incarcérées, le nombre de personnes prévenues s’élève à 19.889 pour 48.685 personnes condamnées, soit 29 % des personnes incarcérées (28,34 % au 1er septembre 2017). Cela représente une hausse de 1,4 % par rapport à l’année précédente (en octobre 2016, on dénombrait 19 .615 prévenus).

Il y avait en ce début octobre 2017 en France 79.133 personnes sous écrou dont 68.574 incarcérées. Le nombre de personnes sous écrou est en hausse de 0,2 % sur douze mois (151 personnes sous écrou de plus).

Les détenus mis en placement sous surveillance électronique sont 9.980 dont 343 en libération sous contrainte. C’est le chiffre le plus bas depuis janvier 2017 (9801).

Resté sous la barre des soixante mille pendant les années 1990, et passé sous les cinquante mille en 2001, le nombre de détenus a augmenté depuis, parallèlement à l’importance prise dans la vie politique par le thème de l’insécurité. La situation est considérée comme critique par les syndicats de personnels pénitentiaires et de magistrats, avec des entassements de détenus jugés particulièrement graves dans les maisons d’arrêt, en principe réservées aux personnes non jugées. La directrice de la maison d’arrêt de Villepinte avait pour sa part annoncé à la fin de mars 2017 qu’elle n’accueillerait pas de nouveaux détenus, son taux d’occupation ayant atteint le record de 201 %.

En ce mois de octobre 2017, les prisons françaises demeurent surchargées et le Contrôleur général des lieux de privations de liberté dénonce par des recommandations en urgence l’insalubrité de certains établissements pénitentiaires de notre pays (Nouméa, Baumettes). Le quartier « femmes » de la maison d’arrêt de Lyon-Corbas est ainsi occupé à 152 %, soit 91 femmes pour 60 places.

Le rapport annuel 2016 de la Contrôleuse générale des lieux de privation de liberté a dénoncé, en avril 2017, un recul des droits fondamentaux et une « escalade » répressive en milieu carcéral.

Un livre blanc sur l’immobilier pénitentiaire a été remis au ministre de la justice par Jean-René Lecerf, président de la Commission du livre blanc, le 4 avril 2017

Les mineurs écroués sont 815 au 1er octobre 2017, ce qui représente une baisse de 5,3 % par rapport au mois précédent (861 au 1er septembre 2017). Quatre écroués ne sont pas détenus. Ils étaient 729 au 1er octobre 2016. Les mineurs détenus représentent 1,2 % des personnes incarcérées.

Au 1er octobre 2017, 264 d’entre eux étaient dans des établissements pour mineurs (EPM). Ces établissements sont sous-occupés (342 places opérationnelles, soit 77 places inoccupées car 1 est occupée par un majeur), alors que 551 mineurs (67,6 %) sont détenus dans d’autres établissements. Ils se répartissaient ainsi :

Meyzieu / Rhône : 38 détenus pour 50 places opérationnelles
Lavaur : 41 détenus pour 59 places opérationnelles
Quiévrechain : 52 détenus pour 59 places opérationnelles
Marseille : 41 détenus pour 59 places opérationnelles
Orvault (Nantes) : 41 détenus et 1 majeur pour 55 places opérationnelles
Porcheville (Mantes) : 51 détenus pour 60 places opérationnelles

Il faut ajouter 13 femmes mineures détenues dans trois EPM (Lavaur, Quiévrechain et Rhône).

Il y a 2.939 femmes sous écrou au 1er octobre 2017. 2.404 d’entre elles sont en prison. 535 bénéficient d’un aménagement de peine.

Au 1er octobre 2017, 11.961 personnes écrouées bénéficient d’un aménagement de peine sous écrou, soit 20,2 % de l’ensemble des personnes écrouées condamnées (ce pourcentage ne tient pas compte des 538 condamnés en libération sous contrainte). Les aménagements de peine sont en baisse de 0,8 % en un an (12.056 au 1er octobre 2016).

Il y a ainsi 879 personnes bénéficiant d’une mesure de placement à l’extérieur sans hébergement en octobre 2017 (809 au 1er octobre 2016), 1.445 d’une mesure de semi-liberté (1.607 au 1er octobre 2016) et 9.637 d’un placement sous surveillance électronique (9.640 au 1er octobre 2016).

Mais il y a aussi des libérations sous contrainte au nombre total de 538 : 152 condamnés en semi-liberté, 343 condamnés en placement sous surveillance électronique, 7 condamnés en placement extérieur hébergés et 36 condamnés en placement extérieur non hébergés.

Au 1er juillet 2017, le parc pénitentiaire compte 59.090 places opérationnelles, grâce aux ouvertures des nouveaux établissements entre 2008 et 2017 – Mont-de-Marsan, Saint-Denis de la Réunion, Roanne, Lyon-Corbas, Nancy-Maxéville, Poitiers-Vivonne, Béziers, Le Mans, Bourg-en-Bresse, Rennes-Vezin, Le Havre, Lille-Annœullin, Réau, Orléans-Saran, Valence et l’UHSA de Marseille.

Au 1er octobre 2017, 4 établissements ou quartiers ont une densité supérieure ou égale à 200 %, 35 établissements ou quartiers ont une densité supérieure ou égale à 150 et inférieure à 200 %, 52 établissements ou quartiers ont une densité supérieure ou égale à 120 et inférieure à 150 % et 33 établissements ou quartiers ont une densité supérieure ou égale à 100 et inférieure à 120 %.

Au 1er octobre 2017, le nombre de détenus dormant sur un matelas posé à même le sol était de 1.363.
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Au 1er mars 2017, le nombre de détenus en surnombre était de 14.745. Le nombre moyen de détenus en surnombre était en 2010 de 9.280, en 2011 de 10.640, en 2012 de 12.340 et en 2013 de 12.910. Le taux de densité carcérale est de 118 %.
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Au 1er janvier 2015, le nombre de personnes placées sous main de justice recensées par l’administration pénitentiaire était de 249.513 contre 251.991 un an auparavant (- 1,0). Cette population est constituée de 66.270 personnes détenues (- 1,2 % en un an), 11.021 personnes sous écrou mais non détenues (+ 3,6 % en un an) et 171.222 sans écrou (- 1,1 % en un an). Cette dernière catégorie inclut 215 condamnés sous contrainte pénale.
La population détenue comprend 25 % de prévenus ; les personnes sous écrou mais non détenues sont exclusivement des condamnés (pour l’essentiel sous surveillance électronique) ; la population des personnes placées sous main de justice hors écrou comprend 97 % de condamnés (condamnés au sursis avec mise à l’épreuve et/ou au travail d’intérêt général, condamnés en libération conditionnelle…).
Près des 78 % des condamnés suivis par l’administration pénitentiaire le sont dans la communauté (en milieu ouvert) et 22 % seulement en détention.
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Au 1er janvier 2012, il y avait :
487 condamnés en cours d’exécution d’une peine de réclusion criminelle à perpétuité.
1.830 condamnés en cours d’exécution d’une peine entre 20 et 30 ans.
5.297 condamnés en cours d’exécution d’une peine entre 10 et 20 ans.
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Téléchargez le dossier présentant l’ensemble des chiffres de octobre 2017.

Sources  : Direction de l’Administration pénitentiaire et OPALE

 

81.781 personnes sous écrou en France au 1er juillet 2017

81.781 personnes sous écrou en France au 1er juillet 2017

Mise à jour en cours le 29 juillet 2017

Au 1er juillet 2017, 70.018 personnes étaient incarcérées en France, ce qui représente une hausse de 0,9 % par rapport au mois de juillet 2016 (69.375). Au 1er juin 2017, il y avait 69.502 personnes incarcérées, ce qui représente une hausse mensuelle de 0.7 %.

Parmi le total des personnes incarcérées, le nombre de personnes prévenues s’élève à 20.427 pour 49.591 personnes condamnées, soit 29,17 % des personnes incarcérées (29,04 % au 1er juin 2017). Cela représente une hausse de 2 % par rapport à l’année précédente (en juillet 2016, on dénombrait 20 .035 prévenus).

Il y avait en ce début juillet 2017 en France 81.781 personnes sous écrou dont 70.018 incarcérées, ce qui représente pour ces dernières une hausse de 0,9 % par rapport au mois de juillet 2016 (69.375). Le nombre de personnes sous écrou est en hausse de 1,1 % sur douze mois (876 personnes sous écrou de plus).

Les détenus mis en placement sous surveillance électronique sont 11.146 dont 355 en libération sous contrainte. C’est le chiffre le plus élevé de ces 24 derniers mois.

Resté sous la barre des soixante mille pendant les années 1990, et passé sous les cinquante mille en 2001, le nombre de détenus a augmenté depuis, parallèlement à l’importance prise dans la vie politique par le thème de l’insécurité. La situation est considérée comme critique par les syndicats de personnels pénitentiaires et de magistrats, avec des entassements de détenus jugés particulièrement graves dans les maisons d’arrêt, en principe réservées aux personnes non jugées. La directrice de la maison d’arrêt de Villepinte avait pour sa part annoncé à la fin de mars 2017 qu’elle n’accueillerait pas de nouveaux détenus, son taux d’occupation ayant atteint le record de 201 %.

En ce mois de juillet 2017, les prisons françaises demeurent surchargées et le Contrôleur général des lieux de privations de liberté dénonce par des recommandations en urgence l’insalubrité de certains établissements pénitentiaires de notre pays (Nouméa, Baumettes). Le quartier femme de la maison d’arrêt de Lyon-Corbas est occupé à 163 %, soit 98 femmes pour 60 places.

Le rapport annuel 2016 de la Contrôleuse générale des lieux de privation de liberté a dénoncé, en avril 2017, un recul des droits fondamentaux et une « escalade » répressive en milieu carcéral.

Un livre blanc sur l’immobilier pénitentiaire a été remis au ministre de la justice par Jean-René Lecerf, président de la Commission du livre blanc, le 4 avril 2017

Les mineurs écroués sont 871 au 1er juillet 2017, ce qui représente une hausse de 2,4 % par rapport au mois précédent (851 au 1er juin 2017). Neuf écroués ne sont pas détenus. Ils étaient 762 au 1er juillet 2016. Les mineurs détenus représentent 1,2 % des personnes incarcérées.

Au 1er juillet 2017, 287 d’entre eux étaient dans des établissements pour mineurs (EPM). Ces établissements sont sous-occupés (342 places opérationnelles, soit 51 places inoccupées car 4 sont occupées par un majeur), alors que 575 mineurs (66,7 %) sont détenus dans d’autres établissements. Ils se répartissaient ainsi :

  • Meyzieu / Rhône : 42 détenus pour 50 places opérationnelles
  • Lavaur : 43 détenus pour 59 places opérationnelles
  • Quiévrechain : 58 détenus pour 59 places opérationnelles
  • Marseille : 53 détenus pour 59 places opérationnelles
  • Orvault (Nantes) : 34 détenus et 4 majeur pour 55 places opérationnelles
  • Porcheville (Mantes) : 57 détenus pour 60 places opérationnelles

Il faut ajouter 13 femmes mineures détenues dans trois EPM (Lavaur, Quiévrechain et Rhône).

Pour aller plus loin

Regard sur l’année 2014 et Les mesures alternatives (2017)

Il y a 3.039 femmes sous écrou au 1er juillet 2017. 2.447 d’entre elles sont en prison.

Au 1er juillet 2017, 13.404 personnes écrouées bénéficient d’un aménagement de peine sous écrou, soit 21,8 % de l’ensemble des personnes écrouées condamnées (ce pourcentage ne tient pas compte des 541 condamnés en libération sous contrainte). Les aménagements de peine sont en hausse de 0,9 % en un an (13.283 au 1er juillet 2016).

Il y a ainsi 974 personnes bénéficiant d’une mesure de placement à l’extérieur sans hébergement en juin 2017 (923 au 1er juillet 2016), 1.639 d’une mesure de semi-liberté (1.718 au 1er juillet 2016) et 10.791 d’un placement sous surveillance électronique (10.642 au 1er juillet 2016).

Mais il y a aussi des libérations sous contrainte au nombre total de 541 : 158 condamnés en semi-liberté, 355 condamnés en placement sous surveillance électronique, 5 condamnés en placement extérieur hébergés et 23 condamnés en placement extérieur non hébergés.

Au 1er juillet 2017, le parc pénitentiaire compte 59.090 places opérationnelles, grâce aux ouvertures des nouveaux établissements entre 2008 et 2017 – Mont-de-Marsan, Saint-Denis de la Réunion, Roanne, Lyon-Corbas, Nancy-Maxéville, Poitiers-Vivonne, Béziers, Le Mans, Bourg-en-Bresse, Rennes-Vezin, Le Havre, Lille-Annœullin, Réau, Orléans-Saran, Valence et l’UHSA de Marseille.

Au 1er juillet 2017, 6 établissements ou quartiers ont une densité supérieure ou égale à 200 %, 43 établissements ou quartiers ont une densité supérieure ou égale à 150 et inférieure à 200 %, 46 établissements ou quartiers ont une densité supérieure ou égale à 120 et inférieure à 150 % et 33 établissements ou quartiers ont une densité supérieure ou égale à 100 et inférieure à 120 %.

Au 1er juillet 2017, le nombre de détenus dormant sur un matelas posé à même le sol était de 1.616.

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Au 1er mars 2017, le nombre de détenus en surnombre était de 14.745. Le nombre moyen de détenus en surnombre était en 2010 de 9.280, en 2011 de 10.640, en 2012 de 12.340 et en 2013 de 12.910. Le taux de densité carcérale est de 118 %.

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Au 1er janvier 2015, le nombre de personnes placées sous main de justice recensées par l’administration pénitentiaire était de 249.513 contre 251.991 un an auparavant (- 1,0). Cette population est constituée de 66.270 personnes détenues (- 1,2 % en un an), 11.021 personnes sous écrou mais non détenues (+ 3,6 % en un an) et 171.222 sans écrou (- 1,1 % en un an). Cette dernière catégorie inclut 215 condamnés sous contrainte pénale.

La population détenue comprend 25 % de prévenus ; les personnes sous écrou mais non détenues sont exclusivement des condamnés (pour l’essentiel sous surveillance électronique) ; la population des personnes placées sous main de justice hors écrou comprend 97 % de condamnés (condamnés au sursis avec mise à l’épreuve et/ou au travail d’intérêt général, condamnés en libération conditionnelle…).

Près des 78 % des condamnés suivis par l’administration pénitentiaire le sont dans la communauté (en milieu ouvert) et 22 % seulement en détention.

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Au 1er janvier 2012, il y avait :

  • 487 condamnés en cours d’exécution d’une peine de réclusion criminelle à perpétuité.
  • 1.830 condamnés en cours d’exécution d’une peine entre 20 et 30 ans.
  • 5.297 condamnés en cours d’exécution d’une peine entre 10 et 20 ans.

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Téléchargez le dossier présentant l’ensemble des chiffres de juillet 2017.

 

Sources  : Direction de l’Administration pénitentiaire et OPALE

Un condamné va-t-il récidiver ?

Un condamné va-t-il récidiver ?

Telle est la question que beaucoup se pose. Beaucoup répondent « oui » mais plus par peur ou idéologie qu’à partir de faits concrets et de chiffres précis.

Il est donc heureux qu’à la demande même du Ministère de la justice, une étude statistique d’importance ait été menée sur 500.000 condamnés en 2004 par Rémi Josnin, statisticien à la sous-direction de la statistique et des études du Ministère et publiée dans Infostat Justice n° 127, avril 2014 .

En effet une approche statistique de la récidive au sens large permet de dégager quelques constats structurels sur la récidive des personnes condamnées.

Celle-ci a été menée à partir des données du casier judiciaire national, c’est-à-dire que l’analyse des facteurs de récidive a été limitée aux données disponibles au casier judiciaire : âge, sexe, antécédents judiciaires. Les facteurs socio-économiques ou comportementaux (ex : conduites addictives) n’ont donc pas été pris en compte par l’étude.

On constate que le fait de récidiver et la rapidité avec laquelle un condamné va récidiver sont influencés par deux facteurs majeurs : l’âge et la présence d’antécédents judiciaires.

La récidive des personnes condamnées est par ailleurs influencée par la nature de l’infraction qu’elles commettent. La condamnation en récidive sanctionne souvent le même type d’infraction que la condamnation initiale. Il s’agit la plupart du temps d’une condamnation pour vol, recel ou dégradation.

Dès la première année, 14 % des condamnés de 2004 ont récidivé. Ils étaient un quart dans les deux premières années, 45 % avant 2011. Mais il y a une forte différence entre les  » primo-condamnés « , condamnés pour la première fois en 2004, qui sont 32 % à avoir récidivé, et ceux qui avaient déjà des antécédents judiciaires en 2004, recondamnés à 63 %. Le risque de récidive est ainsi très fort pour les personnes déjà condamnées une première fois, surtout dans les premières années.

La nature de l’infraction est par ailleurs déterminante. 40 % des condamnations concernent les infractions routières. Si on exclut les infractions routières, le taux de récidive des condamnés de 2004 est de 38 % — 25 % pour les primo-condamnés, 59 % pour les condamnés avec des antécédents.

Une partie des délinquants répète exactement le même délit : c’est le cas à 82 % des infractions en matière de transports routiers (ne pas respecter la réglementation sur les conditions de travail), ou pour la police des étrangers : 59 % des sans-papiers sont recondamnés dans les huit ans.

Quant aux condamnés pour stupéfiants, ils sont 46 % à être recondamnés pour les mêmes délits. Les auteurs de vol ou recel aggravés (avec effraction, en bande organisée, etc.) sont 44 % et les auteurs de violences volontaires 40 %.

Pour les autres infractions, c’est moins net. Ainsi, 23 % des auteurs de dégradations sont recondamnés pour les mêmes faits, mais 20 % d’entre eux pour des violences volontaires et 17 % pour des vols aggravés.

Il reste que l’âge est un critère déterminant. En effet l’âge auquel est commis le délit  » permet à lui seul de prédire correctement la récidive dans plus de la moitié des cas, loin devant la présence ou non d’antécédents judiciaires « .

Plus le condamné est jeune au moment des faits, plus le risque de récidive dans les huit ans est élevé. Un mineur condamné a 1,5 fois plus de risques de récidiver qu’un 18-25 ans, et 2,2 fois plus qu’un 30-39 ans.

Pour lire l’étude complète, cliquez ici !

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