80.811 personnes sous écrou en France au 1er décembre 2017

80.811 personnes sous écrou en France au 1er décembre 2017

Au 1er décembre 2017, 69.714 personnes étaient incarcérées en France, ce qui représente une hausse de 1 % par rapport au mois de décembre 2016 (69.012). Au 1er novembre 2017, il y avait 69.307 personnes incarcérées, ce qui représente une hausse mensuelle de 0,6 %.

Parmi le total des personnes incarcérées, le nombre de personnes prévenues s’élève à 20.396 pour 49.318 personnes condamnées, soit 29,25 % des personnes incarcérées (29,29 % au 1er novembre 2017). Cela représente une hausse de 2,4 % par rapport à l’année précédente (en décembre 2016, on dénombrait 19 .925 prévenus).

Il y avait en ce début décembre 2017 en France 80.811 personnes sous écrou dont 69.714 incarcérées. Le nombre de personnes sous écrou est en hausse de 1,5 % sur douze mois (1.230 personnes sous écrou de plus).

Les détenus mis en placement sous surveillance électronique sont 10.519 dont 332 en libération sous contrainte. On a ainsi repassé la barre des 10.000 après le mauvais chiffre d’octobre : 9.980.

Resté sous la barre des soixante mille pendant les années 1990, et passé sous les cinquante mille en 2001, le nombre de détenus a augmenté depuis, parallèlement à l’importance prise dans la vie politique par le thème de l’insécurité. La situation est considérée comme critique par les syndicats de personnels pénitentiaires et de magistrats, avec des entassements de détenus jugés particulièrement graves dans les maisons d’arrêt, en principe réservées aux personnes non jugées. La directrice de la maison d’arrêt de Villepinte avait pour sa part annoncé à la fin de mars 2017 qu’elle n’accueillerait pas de nouveaux détenus, son taux d’occupation ayant atteint le record de 201 %.

En ce mois de décembre 2017, les prisons françaises demeurent surchargées et le Contrôleur général des lieux de privations de liberté dénonce par des recommandations en urgence l’insalubrité de certains établissements pénitentiaires de notre pays (Nouméa, Baumettes). Le quartier « femmes » de la maison d’arrêt de Lyon-Corbas est ainsi occupé à 158 %, soit 95 femmes pour 60 places.

Le rapport annuel 2016 de la Contrôleuse générale des lieux de privation de liberté a dénoncé, en avril 2017, un recul des droits fondamentaux et une « escalade » répressive en milieu carcéral.

Un livre blanc sur l’immobilier pénitentiaire a été remis au ministre de la justice par Jean-René Lecerf, président de la Commission du livre blanc, le 4 avril 2017.

Les mineurs écroués sont 799 au 1er décembre 2017, ce qui représente une baisse de 3,9 % par rapport au mois précédent (831 au 1er novembre 2017). Sept écroués ne sont pas détenus. Ils étaient 752 au 1er décembre 2016. Les mineurs détenus représentent 1,1 % des personnes incarcérées.

Au 1er novembre 2017, 274 d’entre eux étaient dans des établissements pour mineurs (EPM). Ces établissements sont sous-occupés (352 places opérationnelles, soit 74 places inoccupées car 4 sont occupées par un majeur), alors que 525 mineurs (65,7 %) sont détenus dans d’autres établissements. Ils se répartissaient ainsi :

  • Meyzieu / Rhône : 44 détenus et 1 majeur pour 60 places opérationnelles
  • Lavaur : 45 détenus pour 59 places opérationnelles
  • Quiévrechain : 45 détenus et 1 majeur pour 59 places opérationnelles
  • Marseille : 50 détenus pour 59 places opérationnelles
  • Orvault (Nantes) : 37 détenus et 2 majeurs pour 55 places opérationnelles
  • Porcheville (Mantes) : 53 détenus pour 60 places opérationnelles

Il faut ajouter 14 femmes mineures détenues dans trois EPM (Lavaur, Quiévrechain et Rhône).
Il y a 3.051 femmes sous écrou au 1er décembre 2017. 2.448 d’entre elles sont en prison. 603 bénéficient d’un aménagement de peine.

Au 1er décembre 2017, 12.631 personnes écrouées bénéficient d’un aménagement de peine sous écrou, soit 20,9 % de l’ensemble des personnes écrouées condamnées (ce pourcentage ne tient pas compte des 471 condamnés en libération sous contrainte). Les aménagements de peine sont en hausse de 3,4 % en un an (12.221 au 1er décembre 2016).

Il y a ainsi 876 personnes bénéficiant d’une mesure de placement à l’extérieur sans hébergement en décembre 2017 (866 au 1er décembre 2016), 1.568 d’une mesure de semi-liberté (1.641 au 1er décembre 2016) et 10.187 d’un placement sous surveillance électronique (9.714 au 1er décembre 2016).

Mais il y a aussi des libérations sous contrainte au nombre total de 471 : 112 condamnés en semi-liberté, 332 condamnés en placement sous surveillance électronique, 7 condamnés en placement extérieur hébergés et 20 condamnés en placement extérieur non hébergés.

Au 1er décembre 2017, le parc pénitentiaire compte 59.165 places opérationnelles, grâce aux ouvertures des nouveaux établissements entre 2008 et 2018 – Mont-de-Marsan, Saint-Denis de la Réunion, Roanne, Lyon-Corbas, Nancy-Maxéville, Poitiers-Vivonne, Béziers, Le Mans, Bourg-en-Bresse, Rennes-Vezin, Le Havre, Lille-Annœullin, Réau, Orléans-Saran, Valence et l’UHSA de Marseille (qui n’accueille pas encore de détenus).

Au 1er décembre 2017, 3 établissements ou quartiers ont une densité supérieure ou égale à 200 %, 40 établissements ou quartiers ont une densité supérieure ou égale à 150 et inférieure à 200 %, 53 établissements ou quartiers ont une densité supérieure ou égale à 120 et inférieure à 150 % et 31 établissements ou quartiers ont une densité supérieure ou égale à 100 et inférieure à 120 %.

Au 1er décembre 2017, le nombre de détenus dormant sur un matelas posé à même le sol était de 1.547, soit 6% de plus qu’il y a un an (1.459).

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Au 1er mars 2017, le nombre de détenus en surnombre était de 14.745. Le nombre moyen de détenus en surnombre était en 2010 de 9.280, en 2011 de 10.640, en 2012 de 12.340 et en 2013 de 12.910. Le taux de densité carcérale est de 118 %.

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Au 1er janvier 2015, le nombre de personnes placées sous main de justice recensées par l’administration pénitentiaire était de 249.513 contre 251.991 un an auparavant (- 1,0). Cette population est constituée de 66.270 personnes détenues (- 1,2 % en un an), 11.021 personnes sous écrou mais non détenues (+ 3,6 % en un an) et 171.222 sans écrou (- 1,1 % en un an). Cette dernière catégorie inclut 215 condamnés sous contrainte pénale.

La population détenue comprend 25 % de prévenus ; les personnes sous écrou mais non détenues sont exclusivement des condamnés (pour l’essentiel sous surveillance électronique) ; la population des personnes placées sous main de justice hors écrou comprend 97 % de condamnés (condamnés au sursis avec mise à l’épreuve et/ou au travail d’intérêt général, condamnés en libération conditionnelle…).

Près des 78 % des condamnés suivis par l’administration pénitentiaire le sont dans la communauté (en milieu ouvert) et 22 % seulement en détention.

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Au 1er janvier 2012, il y avait :

  • 487 condamnés en cours d’exécution d’une peine de réclusion criminelle à perpétuité.
  • 1.830 condamnés en cours d’exécution d’une peine entre 20 et 30 ans.
  • 5.297 condamnés en cours d’exécution d’une peine entre 10 et 20 ans.

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Téléchargez le dossier présentant l’ensemble des chiffres de décembre 2017.

Sources : Direction de l’Administration pénitentiaire et OPALE

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